Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo à la MCJP du 17 au 26 janvier 2019

La 13e édition du Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo se déroule cette année du 17 au 26 janvier 2019, à la fois en région parisienne sur les lieux habituels de la manifestation, à la Maison de la culture du Japon à Paris (MCJP) et au cinéma Club de l’Étoile, mais aussi, en décalé, en province, dans les villes de Cannes, Le Cannet, Marly, Saint-Malo, Pau, Strasbourg, Lyon et Chambéry. Pour cette édition, pas moins de neuf personnalités sont invités à participer à l’événement. Ainsi les réalisateurs Shin’ya Tsukamoto, Aya Igashi (déjà invitée à l’édition précédente pour présenter son court-métrage Tokeru), Kazuhiro Sōda, Naoto Kumazawa, Kodai Sekine, Ronan Girre et Yusuke Sakakibara présenteront leur film respectif. En outre, le scénariste Toranosuke Aizawa et l’actrice Mai Kiryu seront présents pour défendre leur film The chrysanthemum and the guillotine en compétition. Cette année, ce sont justement dix longs-métrages qui concourront en compétition pour obtenir l’un des trois prix du festival : le Prix du jury et le Prix de la meilleure image mais surtout, le Soleil d’Or, le grand prix du festival décerné par le public. Deux autres films seront projetés dans la section Kanata, au-delà du miroir, une section consacrée aux œuvres plus marginales. Enfin deux films d’animation seront projetés en Séances spéciales. Cette édition décalée du Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo s’inscrit dans le cadre plus général de la saison culturelle Japonismes 2018, un éventail d’évènements organisés pour fêter le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France.

Par ordre alphabétique, commençons par The chrysanthemum and the guillotine (Kiku to girochin, 2018), réalisé par Takahisa Zeze, un ancien habitué des productions érotiques fauchées mêlant nudité et violence sans le moindre complexe. Depuis quelques années, le cinéaste s’aventure davantage dans des projets à la fois plus aboutis techniquement parlant mais surtout vers des intrigues plus travaillées et, partant, plus commerciales. Ici, Takahisa Zeze porte son attention sur le Japon des années vingt, peu après le tremblement de terre qui ravagea la région du Kantō en septembre 1923. Un groupe de révolutionnaires anarchistes, regroupés sous l’étendard de la Société de la guillotine, rencontre un groupe de jeunes femmes pratiquant le sumotori. Les uns cherchent à abattre la forte hiérarchie sociale du pays par l’action directe, les autres tentent de vivre un semblant d’égalité des classes par la pratique d’un sport ancestral. Par le biais du film historique (la Société de la guillotine et le groupe féminin du sumotori ont chacun bel et bien existé), Takahisa Zeze aborde des problèmes sociaux toujours actuels, ceux de l’égalité des sexes et des classes dans un pays où la verticalité sociale s’impose toujours et encore. The chrysanthemum and the guillotine est sorti le 7 juillet dernier au Japon grâce au distributeur indépendant Transformer.

The chrysanthemum and the guillotine (2018, Takahisa Zeze) affiche japonaise

Premier long-métrage de la jeune cinéaste Aya Igashi, A crimson star (Makkana hoshi, 2018) fut sélectionné au dernier Festival du film de Raindance, organisé au Royaume-Uni fin septembre. Le film évolue autour de la relation d’une jeune étudiante hospitalisée,, prénommée Yo, et de son infirmière, Yayoi. Yo est une jeune femme meurtrie, violentée par sa famille. Après avoir perdue de vue Yayoi, l’étudiante recroise à nouveau sa route un an plus tard. L’infirmière a depuis quitté son travail pour devenir prostituée. Yo décide alors de tout faire pour qu’elle puisse se sortir de sa condition, emménageant de force dans l’appartement de Yayoi. Les deux femmes entame alors une relation intime afin de se reconstruire, chacune, à leur manière. A crimson star est sorti au Japon le 1er décembre dernier de manière totalement indépendante.

A crimson star (2018, Aya Igashi) affiche japonaise

Nettement plus léger est le film Destiny : the tale of Kamakura (Destiny : Kamakura monogatari, 2017), réalisé par Takashi Yamazaki d’après le manga éponyme de Ryōhei Saigan, publié au Japon depuis le milieu des années quatre-vingt. L’histoire évolue autour de Masakazu Isshiki, un écrivain de romans fantastiques, et de son épouse Akiko. Tous deux s’attachent à résoudre les affaires surnaturelles que la police n’arrive pas à élucider dans le monde étrange de Kamakura. L’écrivain y trouve la matière première de ses romans. Conte merveilleux, le film dépeint à sa manière un large pan du folklore japonais trop méconnu en Occident. Takashi Yamazaki a commencé sa carrière de cinéaste dans les années quatre-vingt dix et s’est très tôt tourné vers le fantastique et la science-fiction. Il a notamment mis en scène Returner (Ritānā, 2002), la trilogie Always : sunset on third street (Always san-chōme no yūhi, 2005-2012), Space battleship – l’ultime espoir (Space battleship Yamato, 2010) et, plus récemment, les deux parties de l’adaptation du manga Parasyte (Kiseiju, 2014-2015). Destiny : the tale of Kamakura est sorti le 9 décembre 2017 dans le réseau de salle de la Tōhō. Le film n’a pas bénéficié de projection en festival si ce n’est au Festival du film d’Hawaï en avril dernier, et connaît donc, à Kinotayo, son avant-première européenne.

Destiny : the tale of Kamakura (2017, Takashi Yamazaki) affiche japonaise

Seul documentaire sélectionné cette année en compétition, Inland sea (Minatomachi, 2018) est signé Kazuhiro Sōda, documentariste déjà sélectionné au Festival Kinotayo avec son précédent film Oyster factory (Kaki kōba, 2015), film qui a par ailleurs obtenu le Soleil d’Or lors de l’édition 2016. Inland sea, quant à lui, fut sélectionné au dernier Festival international du film de Berlin en février, puis celui du Cinéma du réel en mars. Le documentaire, ou « film d’observation » comme le cinéaste aime à qualifier ses films, capte le quotidien d’un petit village côtier nommé Ushimado, situé sur les rives de la Mer Intérieure du Japon. Un pêcheur octogénaire, nommé Wai, s’en va toutes les nuits exercer son métier afin de pêcher les poissons qui seront servis frais sur les étals de la poissonnerie de madame Soto, petit commerce artisanal où la dame aux chats trouve son bonheur pour nourrir sa petite horde féline. Ce que Kazuhirō Sōda filme ici ne sont pas tant les gestes mille fois répétés de ces personnages haut en couleurs mais le lent vieillissement d’un monde voué à disparaître. Cette inéluctabilité, le cinéaste l’inscrit ici dans un noir & blanc nuancé, alliant le tragique du propos à la beauté de la forme. Inland sea est sorti au Japon le 7 avril 2018.

Inland sea (2018, Kazuhiro Sōda) affiche japonaise

Trois ans après avoir réalisé Feux dans la plaine (Nobi, 2015), film qui a obtenu le Prix de la presse et le Prix Canon de la meilleure photographie à Kinotayo en 2015, le cinéaste Shin’ya Tsukamoto nous revient avec son dernier film, Killing (Zan, 2018), un jidaigeki mélancolique sur l’extinction des samouraïs. Au milieu du XIXe siècle, le Japon s’ouvre à l’Occident et le gouvernement déclare la classe des guerriers obsolète. L’un d’entre eux, Mokunoshin Tsuzuki devient un rōnin, un samouraï sans maître. Pour ne pas perdre ses talents de sabreur, il s’entraîne quotidiennement aux côtés d’Ichisuke, le fils d’un fermier. Les temps sont troubles et l’occasion est donnée à Mokunoshin de participer à un coup d’éclat dans la capitale pour restaurer les valeurs seigneuriales. Shin’ya Tsukamoto explore ici pour la première fois le registre du film historique, très éloigné de ses réalisations précédentes, lui qui a percé dans le cinéma japonais à la fin des années 1980 grâce à la mouvance cyberpunk. Programmé en avant-première mondiale au dernier Festival international du film de Venise en septembre puis à L’Étrange festival à Paris peu après, Killing est sorti en salles au Japon le 24 novembre dernier via le distributeur Shin Nippon Films.

Killing (2018, Shin’ya Tsukamoto) affiche japonaise

Dans The last recipe (Kirin no shita no kioku, 2017), le cinéaste Yōjirō Takita raconte les tribulations de Mitsuru Sasaki, un grand chef gastronome capable de refaire n’importe quelle recette en l’ayant goûter une seule fois. Malheureusement, à cause de son perfectionnisme intraitable et un certain manque d’empathie chronique, le chef cuistot a mené son restaurant à la faillite. Criblé de dettes, Mitsuru est approché par une sommité de la gastronomie chinoise qui lui offre 50 millions de Yens pour recréer le légendaire festin impérial composé dans les années 1930 en Mandchourie par un grand chef japonais. Ce festin consistait en une succession de 112 plats exceptionnels faisant appel à l’ensemble des traditions culinaires mondiales. Pour remplir le contrat, Mitsuru se lance sur les traces de ce chef mythique, Naotaro Yamagata. Les secrets de ce festin semblent pourtant bien gardés. Yōjirō Takita a commencé sa carrière de réalisateur au début des années 1980. En Occident, il est surtout reconnu pour son film Departures (Okuribito, 2008) qui a remporté l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère, le Prix du Meilleur acteur aux Blue Ribbon Awards, ainsi que dix prix au Japan Academy Prize dont celui du Meilleur réalisateur. The last recipe est sorti au Japon le 3 novembre 2017 dans le réseau de salles de la Tōhō.

The last recipe (2017, Yōjirō Takita) affiche japonaise

Love at least (Ikiterudakede ai, 2018), réalisé par Kōsai Sekine, fait le portrait de Yasuko, une jeune femme atteinte de narcolepsie. Constamment réfugiée sous la couette, elle ne peut faire face à la réalité qui l’entoure ni trouver réconfort auprès de son petit ami, Tsunagi, lequel est rongé par son travail de journaliste dans une revue à sensation dont il exècre la ligne éditoriale. Les choses se bousculent le jour où intervient Ando, l’ex-petite amie de Tsunagi. Bien décidée à récupérer celui qu’elle aime, Ando tente de pousser Yasuko à bout en l’obligeant à travailler dans un petit restaurant. Contre toute attente, Yasuko va relever le défi, puisant chaque jour un peu plus une énergie hors du commun pour s’extraire de sa narcolepsie. Love at least est une adaptation du roman Ai, écrit par Yukiko Motoya et paru en 2006 au Japon. Le film est le premier long-métrage du jeune cinéaste Kōsai Sekine qui n’avait réalisé jusque-là que deux courts-métrages, Right place (2005) et Nighthawks in Bangkok (2013), ainsi qu’une des trois parties du film à segment Bungō : sasayaka na yokubō en 2012. Love at least est sorti le 9 novembre dernier au Japon via le distributeur indépendant Klock Worx.

Love at least (2018, Kōsai Sekine) affiche japonaise

Phénomène cinématographique de ces derniers mois au Japon, Ne coupez pas ! (Kamera o tomeru na !, 2017), réalisé par Shin’ichirō Ueda, est également au programme du Festival Kinotayo après sa projection, il y a peu, au Paris International Fantastic Film Festival. Kinotayo est assez peu habitué à ce type de film, une production qui navigue entre film d’horreur fauché et comédie décomplexée sur la mise en abîme de l’acte de création. Original dans sa conception (le film est le fruit d’un atelier pour acteurs débutants) et inventif dans sa fabrication (difficile d’entrer dans les détails sans révéler les tenants et aboutissants du film), Ne coupez pas ! s’éloigne avec surprise des productions récentes du studio Sushi Typhoon auquel le film peut être, de prime abord, trop rapidement assimilé. Récit d’un tournage de film de zombies pour le moins artisanal, Ne coupez pas ! développe ensuite un propos qui lui est propre, non sans humour et débrouillardise. Production totalement indépendante, le film a connu, au Japon, une première sortie limitée dans une seule salle en novembre 2017 avant de connaître un petit succès en festival. Succès qui a convaincu le distributeur Asmik Ace Entertainment d’en acquérir les droits pour exploiter le long-métrage en bonne et dû forme en juin 2018 où il est resté, pendant près de six mois, à l’affiche ! En France, le film devrait connaître une exploitation en salles courant mars ou avril 2019 sous l’égide du distributeur Les Films de Tokyo.

Ne coupez pas ! (2017, Shin’ichirō Ueda) affiche japonaise

Shiori, réalisé par Yūsuke Sakakibara, expose les doutes d’un rééducateur, Masaya Takano, sur les bienfaits réels de son métier. À force de prendre en charge des personnes en grande détresse physique suite à des accidents graves divers, ce trentenaire finit par se sentir inutile et désarmé face à la douleur qu’éprouvent ses patients. Ce sentiment de frustration s’amplifie le jour où son service prend en charge son propre père vieillissant. Peu après cependant, Masaya doit accueillir un joueur professionnel de rugby lourdement blessé lors d’une rencontre. Le mental à tout épreuve du sportif va redonner foi au jeune thérapeute. Jeune cinéaste, Yūsuke Sakakibara signe avec Shiori son premier long-métrage de fiction après la réalisation d’un court-métrage, Light along, en 2014 puis d’un documentaire, Baile Tokyo, en 2016. Dans Shiori, le réalisateur raconte sa propre expérience en tant que rééducateur spécialisé. Le film est sorti au Japon le 26 octobre dernier grâce au distributeur indépendant NexTone.

Shiori (2018, Yūsuke Sakakibara) affiche japonaise

Dernier film sélectionné en compétition, Yurigokoro, réalisé par Naoto Kumazawa en 2017, est un thriller psychologique adapté du roman éponyme de Mahokaru Numata, paru au Japon en 2011. Il raconte la lente descente aux enfers de Ryosuke, un trentenaire dont le statut social est assuré. Propriétaire d’un restaurant au fort potentiel, le jeune homme doit bientôt se marier avec Chie, une très belle femme. Sa vie se passe donc pour le mieux jusqu’au jour où il apprend que son père est atteint d’un cancer du pancréas en phase terminale. Parce que les jours de ce dernier sont comptés, Ryosuke découvre par hasard dans les papiers de son père un étrange journal intime décrivant le quotidien d’un tueur en série. Le journal est-il un véritable document écrit par un déséquilibré ou bien une fiction malicieusement agencée par un écrivain à l’imagination lugubre ? Ryosuke est plongé dans un abîme de perplexité lorsqu’un jour une mystérieuse femme entre dans son restaurant et prétend connaître le meurtrier en question… Naoto Kumazawa a commencé sa carrière de cinéaste au début des années 2000 en réalisant The security women affair (Nikutai keibiin – sakareta seifuku, 2000) puis Tokyo noir (Tōkyō nowaru, 2004). Depuis Yurigokoro, il a signé deux autres longs-métrages, The anthem of the heart (Kokoro ga sakebitagatterunda, 2017) et Gokko (2018). Yurigokoro est sorti au Japon le 23 septembre 2017 dans le réseau de salles de la Tōei et de la Nikkatsu.

Yurigokoro (2017, Naoto Kumazawa) affiche japonaise

La section Kanata, réservée à des productions cinématographiques atypiques, accueille cette année quant à elle deux longs-métrages. Le premier, Besoin d’amour, est une coproduction franco-japonaise tournée par le cinéaste français Ronan Girre en 2017. Entre drame romantique et conte fantastique, Besoin d’amour met en scène l’histoire tragique de Miyuki, lycéenne sur une petite île au large d’Hiroshima, qui se suicide à l’âge de 17 ans, faute d’être aimée par Takuma, l’homme qui lui a pris son cœur. Dix années ont passé. Takuma est devenu un homme mais il revient sur cette île où il est né. Miyuki n’a pas oublié, et tente encore de conquérir celui qu’elle aime par-dessus tout. Ronan Girre est une personnalité atypique du paysage cinématographique français. Tout d’abord compositeur pour le cinéma dans les années 1980, activité qu’il délaisse la décennie suivante, il ne devient cinéaste qu’avec la réalisation du long-métrage Virilité, en 2000. S’écartant de nouveau de la création pour travailler pour des institutions de financements cinématographiques, Ronan Girre signe, avec Besoin d’amour, son second film en vingt ans. Ce dernier n’a, par ailleurs, pas encore connu de distribution ni en France, ni au Japon.

Besoin d’amour (2017, Ronan Girre) affiche japonaise

Second film programmé dans la section Kanata, Love and wolbachia (Koi to worubakia, 2017), est un documentaire réalisé par Sayaka Ono en 2017. Le long-métrage propose un entrelacs de portraits intimes de couples issus de tous les horizons afin d’explorer les thématiques de l’amour et de la sexualité aux travers d’expériences de personnes homosexuelles, transsexuelles ou transgenres. Au-delà de l’omniprésence de la représentation du couple hétérosexuel, la cinéaste explore donc les singularités des manières d’aimer et de concevoir l’amour lorsque l’identité sexuelle échappe aux cadres dominants. Love and wolbachia est le second film de Sayaka Ono après un premier documentaire, The duckling, réalisé en 2005. Love and wolbachia est sorti au Japon le 9 décembre 2017.

Love and wolbachia (2017, Sayaka Ono) affiche japonaise

Deux séances spéciales sont programmées cette année dans le cadre du festival, deux séances consacrées à deux films d’animation. Le premier, Penguin highway (Pengin haiwei, 2018) est réalisé par Hiroyasu Ishida qui signe, ici, son premier long-métrage. Adapté du roman éponyme de Tomohiko Morimi publié en 2010, Penguin highway est un conte fantastique qui suit le quotidien d’Aoyama, un collégien qui en pince pour une jeune femme travaillant comme assistante dentaire. Selon l’adolescent, cette dernière serait dotée d’un pouvoir à l’origine d’une invasion de pingouins dans la ville. Le film est la première production long-métrage du Studio Colorido, œuvrant jusque là dans le milieu du court-métrage, du clip ou encore de la publicité. Penguin highway a connu une avant-première mondiale au Fantasia International Film Festival à Montréal en juillet 2018 avant de sortir sur les écrans japonais le 17 août suivant, sous l’égide de la Tōhō.

Penguin highway (2018, Hiroyasu Ishida) affiche japonaise

Sorti le 26 décembre dernier sur les écrans français, Miraï, ma petite sœur (Mirai no mirai, 2018), second film projeté en séance spéciale et réalisé par Mamoru Hosoda, fut projeté en avant-première à la Maison de la Culture du Japon à Paris au mois de novembre en lancement du Festival Kinotayo. Le film d’animation avait bénéficié auparavant d’une programmation dans divers festivals français tels que le Festival du film international de Cannes, dans la section Quinzaine des réalisateurs, le Festival international du film d’animation d’Annecy également ou encore au Festival international de la Roche-sur-Yon en octobre. Miraï, ma petite sœur raconte l’histoire d’un petit garçon de quatre ans prénommé Kun qui ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de sa petite sœur Miraï dans le foyer familial. En effet, Kun juge que ses parents n’ont désormais d’yeux que pour elle, ce qui a le don de l’agacer. Mamoru Hosoda est désormais un cinéaste reconnu en France après l’exploitation en salles de ses précédents films comme La traversée du temps (Toki o kakeru shōjo, 2006), Summer wars (Samā wōzu, 2009), Les enfants loups, Ame et Yuki (Ōkami kodomo no Ame to Yuki, 2012) et Le garçon et la bête (Bakemono no ko, 2015). Maraï, ma petite sœur est sorti au Japon le 20 juillet 2018 dans le réseau de salles de la Tōhō. La programmation du festival est donc cette année très éclectique. Le Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo devrait revenir à sa période d’organisation habituelle, entre novembre et décembre, pour sa prochaine édition.

Miraï, ma petite sœur (2018, Mamoru Hosoda) affiche japonaise

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