Festival International du Film de Berlin 2013

La saison des festivals de cinéma a bel et bien commencé, après le récent Festival International de Rotterdam, c’est au tour du Festival International du Film de Berlin d’ouvrir ses portes aujourd’hui et ce jusqu’au 17 février prochain. Cette 63ème édition de la Berlinale, comme disent les intimes, s’annonce riche en évènements cinématographiques et même si aucun film japonais ne se présente dans la section Compétition, c’est dans celle du Forum que l’on retrouve l’essentiel des films nippons cette année aux côtés de la sélection des courts-métrages. Pour notre grand bonheur nous avons droit en ce début d’année à une mini-rétrospective du cinéaste Keisuke Kinoshita pour célébrer le centenaire de sa naissance (le cinéaste est né en décembre 1912). Cinq films sont ainsi programmés pour honorer sa mémoire. Si en France l’on connaît surtout de lui Carmen revient au pays (Karumen kokyô ni kaeru, 1952), Vingt-quatre prunelles (Hijushi no hitomi, 1954), La ballade de Narayama (Narayama bushi kô, 1958) ou encore La rivière Fuefuki (Fuefukigawa, 1960), Keisuke Kinoshita était l’un de ces cinéastes à la fois tout autant apprécier du public que des critiques. Débutant dès les années trente dans les studios de la Shôchiku, il ne deviendra que réalisateur en 1943 pour poursuivre une carrière qui se terminera à la fin des années quatre-vingt avant son décès en décembre 1998. A la Berlinale, l’occasion nous est donnée de découvrir cinq films rares du cinéaste, notamment Jubilation street (Kanko no machi) tournée en 1944 en pleine période de guerre.

liste des films japonais sélectionnés cette année:

A legend or was it? (Shito no densetsu, 1963, Keisuke Kinoshita)
Between regularity and irregularity (2012, Masahiro Tsutani) court-métrage
Capturing dad (2012, Ryota Nakano)
Char… the no man’s land (… Moddhikhane char, 2012, Sourav Sarangi, Inde/Japon/Italie/Danemark)
Cold bloom (Sakura namiki no mankai no shita ni, 2012, Atsushi Funahashi)
Engagement ring (Konyaku yubiwa, 1950, Keisuke Kinoshita)
Farewell to dream (Yuyake gumo, 1956, Keisuke Kinoshita)
Jubilation street (Kanko no machi, 1944, Keisuke Kinoshita)
La maison de la radio (2012, Nicolas Philibert, France/Japon) documentaire
Ninja & soldier (2012, Isamu Hirabayashi) court-métrage
Roots (Senzo ni aru, 2013, Kaoru Ikeya)
The silent passenger (2012, Hirofumi Nakamoto) court-métrage
Tokyo family (Tôkyô kazoku, 2012, Yôji Yamada)
The town of whales (Kujira no machi, 2012, Keiko Tsuruoka)
Uzushio – seto current (2012, Naoto Kawamoto) court-métrage
Le voyage à Tokyo (Tôkyô monogatari, 1953, Yasujirô Ozu)
Woman (Onna, 1948, Keisuke Kinoshita)

Keisuke Kinoshita

A noter quelques autres titres intéressants, le nouveau film de Nicolas Philibert (Etre et avoir), La maison de la radio, un documentaire franco-japonais, mais aussi le dernier film de Yôji Yamada, Tokyo family (Tôkyô kazoku, 2012), sorti il y a quelques jours au Japon. Et comme pour mettre ce film en perspective, les organisateurs ont choisi de programmer également le film dont Tokyo family est le remake, Le voyage à Tokyo de Yasujirô Ozu. Dans la section courts-métrages, ce ne sont pas moins de quatre films qui ont été sélectionnés, prouvant une fois encore que sur ce terrain les Japonais ne sont pas en reste.

Mitsuko Mito, Chiyo Nobu et Eijiro Tono dans Jubilation street (Kanko no machi, 1944) de Keisuke Kinoshita

Setsuko Hara et Chishû Ryu dans Le voyage à Tokyo (Tôkyô monogatari, 1953) de Yasujirô Ozu.

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