Festival international du film de Locarno du 2 au 12 août 2017

La soixante-dixième édition du Festival international du film de Locarno a eu lieu du 2 au 12 août dernier. Le canton suisse a ainsi accueillit public et professionnels pour une nouvelle sélection riche de nouveautés. Sous l’égide du cinéaste français Jacques Tourneur, auquel le festival a rendu hommage cette année avec une rétrospective bien fournie, cette session 2017 n’a pourtant pas fait la fête au cinéma japonais. En effet aucun long-métrage nippon ne fut sélectionné en compétition, seul le court-métrage Signature de Kei Chikaura eu cette chance. Seul long-métrage projeté, celui de Ryutaro Ninomiya, Sweating the small stuff (Edaha no koto, 2017), dans la section Cinéastes d’aujourd’hui. Ryutaro Ninomiya, qui signe ici son second long-métrage après The charm of others (Miryoku no ningen) en 2012, y incarne également le rôle titre.

Dans la section Courts-métrages furent projetés deux films franco-japonais réalisés tous deux en 2016 par Jean-Claude Rousseau, Arrière-saison et Si loin, si proche. Le cinéaste, dont la filmographie débute dans les années quatre-vingt, témoigne d’une exigence esthétique sans compromis notamment influencée par la mise en scène de Yasujirō Ozu. Le réalisateur rend hommage à cette promiscuité japonaise dans les deux films programmés. Notons enfin la projection, dans la section Open doors screenings, d’Osama réalisé par Siddiq Barmak en 2003. Cette co-production irlando-nippo-afghane avait reçu le prix de la Caméra d’Or au Festival de Cannes à l’époque. La sélection du Festival de Locarno de cette année déçoit donc quelque peu au regard du cinéma japonais. Espérons que le rendez-vous de l’année prochaine soit plus faste en la matière.

Osama (2003, Siddiq Barmak) affiche française

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