Festival Paris Cinéma 2013

Du 28 juin au 9 juillet 2013 se tient le Festival Paris Cinéma à divers endroits de la capitale. Cette année les films japonais ne sont pas en nombre mais l’on retiendra cependant deux avant-premières intéressantes. Tout d’abord Budori (Gusuko-budori no denki, 2012) de Gisaburo Sugii. Le film d’animation a déjà été présenté lors du Festival du Film d’Animation d’Annecy en début de mois sous le titre anglais The life of Guskou Budori et depuis sa sortie sur les écrans français a été annoncé pour le 4 septembre prochain par le biais du distributeur Eurozoom. Lettre à Momo (Momo e no tegami, 2011) est la seconde surprise. Réalisé par Hiroyuki Okiura, auteur du fameux Jin-Roh, la brigade des loups (Jin-Rô, 1999), Lettre à Momo tourne depuis deux ans dans des festivals renommés tels que le Festival du Film International de Toronto en 2011, le Festival International de Catalogne de Sitges la même année ou encore le Festival du Film d’Animation d’Annecy en 2012. Le film sortira sur les écrans nationaux le 25 septembre prochain sous l’égide du distributeur Les Films du Préau.

Plus en marge, dans la catégorie courts-métrages, le documentaire Arekara, la vie après sera projeté hors compétition. Si le film est une production française, la réalisatrice, elle, est japonaise puisqu’il s’agit de Momoko Seto qui était déjà venue présenter son précédent film, Planet Z, lors du Festival Paris Cinéma en 2011. Ce documentaire recueille le témoignage de cinq sinistrés du tsunami mais revenant tout à la fois sur les ruines de ce tragique évènement. Enfin une soirée Yasujirô Ozu est organisée afin de présenter deux chefs d’oeuvres restaurés du cinéaste, Le goût du saké (Sanma no aji, 1963) et Voyage à Tokyo (Tôkyô monogatari, 1953). Alors que Le fils unique (Hitori musuko, 1936) vient de sortir en salle, cette sélection reprend l’hommage donné au cinéaste lors du Festival de Cannes en mai dernier accompagné d’un autre hommage, celui d’Alain Resnais, via la projection du film franco-japonais de 1959 Hiroshima mon amour. Les trois films ressortiront par ailleurs sur les écrans dans les semaines qui viennent. L’été s’annonce donc sous les auspices de l’animation et d’un zest de classicisme en attendant une rentrée que l’on espère riche en actualité du cinéma japonais.

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