Le pornographe aujourd’hui dans les salles françaises

Avant la fin des années quatre-vingt, les films de Shōhei Imamura ont rarement connu une exploitation dans les salles françaises à l’époque de leur réalisation, à l’exception notable de Filles et gangsters, à l’époque distribué sous le titre Cochons et cuirassés (Buta to gunkan, 1961), sorti dans l’Hexagone en 1963, de La vengeance est à moi (Fukushu suru wa ware ni ari, 1979), sorti en 1982, de Eijanaika, pourquoi pas ? (Eijanaika, 1981), distribué en 1985 puis de Zegen, le seigneur des bordels (Zegen, 1987), sorti chez nous seulement quelques mois après son exploitation au Japon. C’est également en 1987 que les anciens films du cinéaste commencent à susciter l’intérêt du public français avec, entre autres, Histoire du Japon racontée par une hôtesse de bar (Nippon senzo shi madamu onboro no seikatsu, 1970). D’autres films suivront dans la foulée tels que Désir meurtrier (Akai satsui, 1964) et Profond désir des dieux (Kamigami no fukaki yokubo, 1968). Réalisé en 1966, Le pornographe (Erogotoshi-tachi yori : jinruigaku nyūmon) n’avait jamais connu d’exploitation sur les écrans hexagonaux. C’est désormais chose faite grâce au distributeur Mary-X Distribution qui propose dès aujourd’hui le film en version restaurée 2K.

Le pornographe (1966, Shōhei Imamura) affiche japonaise

Voici la bande-annonce française du film :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *