Mostra de Venise du 31 août au 10 septembre 2016

La Mostra de Venise s’est tenue du 31 août au 10 septembre en Italie pour une 73ème édition à la hauteur de sa réputation. Ce n’étaient pas moins de quatre longs-métrages nippons qui étaient programmés cette année, ce qui fait de cette édition un bon cru en matière de cinéma japonais. C’est dans la section Classiques que nous étions le plus gâtés avec deux films projetés. Deux films restaurés dont l’un totalement inédit hors du Japon. Il s’agit de The Ondekoza (Za Ondekoza, 1981) de Tai Katō. Plus connu par ses films commerciaux réalisés pour le compte de la Tōei, Tai Katō délivre ici un documentaire de première facture sur la troupe musicale du même nom. Cette troupe de tambours japonais, qui a établi ses quartiers sur l’île éloignée nommée Sado dans la préfecture de Niigata, mêle entraînement physique, méditation et répétitions musicales pour tirer de leurs instruments des sons à nul autre pareil. Aux côtés de ce documentaire inestimable, était également projeté Les sept samouraïs (Shichinin no samurai, 1954) d’Akira Kurosawa, film que l’on ne présente plus, en version restaurée en 4K.

Mostra de Venise 2016 afficheDans la section Horizons, c’est un film en exclusivité qui était présenté, Traces of sin (Gukōroku) de Kei Ishikawa. Le film, qui sortira seulement le 18 février 2017 au Japon, est l’adaptation cinématographique d’un roman de Tokurō Nukui sur l’histoire d’un reporter, Tanaka, qui se mêle d’un meurtre non résolu d’une famille entière, famille au-delà de tout soupçon selon les autorités. Alors que Tanaka recueille des témoignages de plus en plus impliqués, il s’aperçoit que la réalité des faits est nettement plus opaque qu’il n’y paraît. Sa propre enquête va le mener au-delà des apparences et mettre à jour les failles de cette famille, apparemment si parfaite. Le film sera distribué par la Warner Bros. et Office Kitano au Japon.

Traces of sin (2016, Kei Ishikawa) affiche japonaiseTraces of sin (2016, Kei Ishikawa) affiche japonaise

Hors compétition un seul film japonais fut programmé cette année, le nouveau Gantz : 0 réalisé par Yasushi Kawamura et Keiichi Saitō. Ce film de science-fiction, entièrement réalisé en images de synthèse, ouvre un nouveau chapitre de la franchise. Yasushi Kawamura et Keiichi Saitō viennent tous deux de l’univers du jeu vidéo, le premier ayant notamment travaillé sur les images du film Appleseed : ex machina (Appurushido : ekusu makina, 2007, Shinji Aramaki). Gantz : 0 est néanmoins pour eux deux l’occasion de se frotter à la réalisation d’un long-métrage, lequel sortira le 14 octobre prochain sur les écrans japonais sous la bannière de la Tōhō pour la distribution.

Gantz 0 (2016, Yasushi Kawamura et Keichi Saitô) affiche japonaiseGantz: 0 (2016, Yasushi Kawamura et Keiichi Saitô) affiche japonaise

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