Sorties au Japon : semaine du 11 au 17 septembre 2017

Programme encore peu chargé cette semaine avec « seulement » huit longs-métrages japonais distribués. Pluralité des styles et des genres, la comédie romantique (A boy who wished to be Okuda Tamio and a girl who drove all men crazy) côtoie le film fauché déjanté (Vivienne busō jet), le documentaire sociologique (Tales of Chigasaki – my little hometown) se mêle aux films d’animation (Haikyū !! Genius and sense et Eureka seven Hi-evolution 1), mais c’est tout de même la fiction dramatique qui domine (Dream of illumination, Nostalgia ou encore Three lights). Du côté des films étrangers, huit longs-métrage sortent également cette semaine sur les écrans japonais.

Haikyū !! Genius and sense (2017, Susumu Mitsunaka) affiche japonaise

Vendredi 15 septembre :
Haikyū !! Genius and sense (Haikyū !! Sainō to sensu, 2017, Susumu Mitsunaka)
Troisième film de la franchise Haikyū !! après Haikyū !! Ending and beginning (Haikyū !! Owari to hajimari) et Haikyū !! Winners and loosers (Haikyū !! Shōsha to haisha), sortis en 2015, Haikyū !! Genius and sense se présente également comme une compilation des épisodes de la série animée. Si les deux premiers films condensaient les épisodes de la première saison de la série, ce troisième film est un remontage de ceux de la seconde saison. Après la défaite de l’équipe de volley ball du lycée Karasuno face à celle d’Aoba Jōsai, Shō et ses coéquipiers partent pour Tōkyō afin de se mesurer aux équipes du groupe Fukurodani. Il s’agit de surmonter la défaite et surtout de préparer la revanche. Ce troisième opus sera suivit d’une quatrième partie, Haikyū !! Battle of concepts (Haikyū !! Konseputo no tatakai) qui sortira le 29 septembre prochain.

A boy who whished to be Okuda Tamio and a girl who drove all men crazy
(2017, Hitoshi one) affiche japonaise

Samedi 16 septembre :
A boy who wished to be Okuda Tamio and a girl who drove all men crazy (Okuda Tamio ni naritai bōi to deau otoko subete kuruwaseru gāru, 2017, Hitoshi One)
Adapté du manga éponyme de Chokkaku Shibuya publié en 2015, A boy who wished to be Okuda Tamio and a girl who drove all men crazy est une comédie romantique réalisé par Hitoshi One. Yuji est un trentenaire admiratif du chanteur et compositeur Tamio Okuda. Alors qu’il est transféré dans le pôle édition d’un fameux magazine de mode, ses goûts et sa manière d’être s’accordent mal avec les habitudes du milieu. C’est pourtant là qu’il rencontrera Akari, une jolie journaliste de mode dont il tombe éperdument amoureux. C’est à partir de là que les choses se corsent pour lui car tous ses collègues ressentent la même chose pour elle. Hitoshi One, qui a commencé sa carrière à la télévision, s’était déjà illustré dans la comédie romantique, il avait réalisé en 2011 Love strikes ! (Moteki), et l’adaptation de manga, il avait signé celle de Bakuman en 2015. A boy who wished to be Okuda Tamio and a girl who drove all men crazy est distribué au Japon par la Tōhō.

Dream of illumination (2017, Thuner Sawada) affiche japonaise

Dream of illumination (Hikari no tabi, 2017, Thunder Sawada)
Premier film réalisé par Thuner Sawada, Dream of illumination est un film dramatique sur les relations entre un père, Noboru, élevant seul sa fille unique, Nana. Celle-ci n’est jamais restée bien longtemps dans les établissements scolaires à cause du travail de son père, un agent immobilier qui recherche constamment les meilleurs endroits pour développer son entreprise. Mais depuis quatre ans, Nana a enfin pu véritablement s’ancrer dans son lycée provincial. Noboru pourtant souhaite l’envoyer à Tōkyō, ce qu’elle refuse. Et lorsqu’il s’agit de négocier, Noboru est intraitable. Le film est conjointement distribué par Magnetize Inc. et Uzumasa.

Eureka seven Hi-evolution 1 (2017, Tomoki Kyōda et Hisatoshi Shimizu)
affiche japonaise

Eureka seven Hi-evolution 1 (Kōkyōshi hen eureka sebun hai-eboryūshon, 2017, Tomoki Kyōda et Hisatoshi Shimizu)
Première partie d’une trilogie qui se poursuivra jusqu’en 2019, Eureka seven Hi-evolution 1 prend place dix années avant les évènements narrés dans la série originale de la franchise Eureka seven et décrit le cataclysme du Summer of love. Le père de Renton, Adrock Thurston, est un éminent chercheur qui tente de prévenir le désastre total qui menace la Terre. Renton, enfant, ne peut rien pour empêcher son père de se sacrifier. Tomoki Kyōda, déjà à la tête de la réalisation de la série animée en 2005, revient aux manettes de ce nouveau volet de la franchise. Il est assisté ici de Hisatoshi Shimizu qui, lui, avait notamment supervisé les séries animées .hack//Roots en 2006 et Gosick en 2011. Le film est produit par le studio Bones et la distribution est assurée par Showgate.

Nostalgia (2017, Takeo Kikuchi) affiche japonaise

Nostalgia (Bokyo, 2017, Takeo Kikuchi)
Adapté de plusieurs nouvelles issues d’un recueil écrit par Kanae Minato en 2013, Nostalgia raconte en parallèle l’histoire de Mutsuko, une jeune femme un peu rêveuse, et celle de Wataru, un jeune homme qui vient de perdre son emploi. Depuis toute petite, Mutsuko désire échapper à sa famille, très portée sur les traditions, et surtout l’île sur laquelle elle est née. Wataru, lui, est contrait de revenir sur cette île, dans le foyer familial, après neuf ans d’absence. Il découvre tardivement qu’il ne connaissait pas vraiment son père. Un double destin qui finira par se croiser sur cette île, cœur d’un mal être existentiel pour certains de ses habitants. Takeo Kikuchi, longtemps assistant réalisateur, signe ici son troisième long-métrage après Dear deer (Diā diā, 2015) et Hello, goodbye (Harō gubbai, 2017). Nostalgia est distribué par Avex Digital.

Tales of Chigasaki – my little hometown (2017, Izuru Kumasaka)
affiche japonaise

Tales of Chigasaki – my little hometown (Chigasaki monogatari – my little hometown, 2017, Izuru Kumasaka)
Chigasaki est une ville côtière de la préfecture de Kanagawa. Elle est réputée pour être un centre actif de divertissement. Deux personnalités, Junichi Miyaji, collectionneur et promoteur de musique pop occidentale, et Shinichi Nakazawa, anthropologiste, tentent dans ce documentaire de comprendre les racines d’un tel phénomène. Pourquoi la ville est-elle pourvoyeuse de tant de chanteurs, d’acteurs, d’animateurs d’émissions de radio et de télévision, de compositeurs et d’auteurs en tous genres ? Un rapport ancestral se nouerait-il entre ses habitants et la culture multi-séculaire du divertissement populaire ? Réalisateur de longs-métrages de fiction tels que Asyl : park and love hotel (Pāku ando rabuhoteru, 2008), The werewolf game : the villagers side (Jinrō gēmu, 2013) et sa suite The werewolf game : the beast side (Jinrō gēmu bīsutosaido, 2014), Izuru Kumasaka signe ici son premier documentaire. Tales of Chigasaki – my little hometown est distribué par Live Viewing Japan.

Three lights (2017, Kōki Yoshida) affiche japonaise

Three lights (Mittsu no hikari, 2017, Kōki Yoshida)
Cinquième film du cinéaste Kōki Yoshida après Symptom X (Shōhei X, 2008), Household X (Kazoku X, 2010), Virgin (Bājin, 2012, film à segments coréalisé avec Takuya Fukushima et Rikiya Imaizumi) puis Tokyo bitch, I love you (2013), Three lights rend compte du destin de trois femmes, Aoi, Michiko et Aya, trois amies qui finissent un soir dans un entrepôt aménagé en studio d’enregistrement construit par Masaki et K, deux jeunes hommes en quête de création sonore. Aoi travaille dans le domaine de la petite enfance mais sa situation professionnelle bat de l’aile. Michiko, elle, connaît de grandes difficultés dans son couple et ne parle quasiment plus à son mari. Aya, enfin, est chanteuse, mais l’inspiration lui manque pour assumer ce rôle. K veut utiliser leur détresse pour créer de nouveaux sons uniques et n’hésitera pas à monter les trois amies les unes contre les autres. Cette nuit-là, la tension est à son comble pendant les enregistrements. Three lights a connu son avant-première mondiale lors du Festival international du film de Berlin en février avant d’être sélectionné, en avril, au Festival international du film de Hong Kong. Le film est distribué Cinema Impact.

Vivienne busō jet (2017, Kakuei Shimada) affiche japonaise

Vivienne busō jet (Bibian busō jetto, 2017, Kakuei Shimada)
Aucune information précise sur cet ovni cinématographique qu’est Vivienne busō jet, si ce n’est que le film est réalisé par Kakuei Shimada, un habitué des productions punk et trash, déjà auteur de films tels que Blitzkrieg BOP (2007), Destroy vicious (Desutoroi bisshasu, 2010), Shining besides funny moon (Saezaete naho kokkeina tsuki, 2013) ou encore Vomit love from rancid town (Ranshi ika machi yori ai o haite, 2015). Moyens minimaux, style déjanté, sans complexe ni scrupule, ses films semblent offrir une expérience borderline des plus jouissive. Vivienne busō jet est distribué, de manière indépendante cela va sans dire, par Pleasuredome.

On the milky road (2016, Emir Kusturica) affiche japonaise

Films étrangers :
En ce qui concerne les films étrangers, deux longs-métrages entament leur distribution le vendredi, On the milky road et Alien : covenant. Le premier, réalisé par Emir Kusturica en 2016, est une coproduction entre la Serbie, le Royaume-Uni et les États-Unis. En France le film est resté confidentiel et même sa sélection à la Mostra de Venise cette année-là ne lui a pas permis de faire mieux à l’international. Le second, réalisé par Ridley Scott, a au contraire rencontré son public un peu partout dans le monde. Le Japon est par ailleurs le dernier pays à découvrir cet opus qui mêle définitivement la franchise Alien à celle de Prometheus. Alien : covenant devrait connaître un beau succès ces prochaines semaines dans l’Archipel nippon.

Alien : covenant (2017, Ridley Scott) affiche japonaise

Aftermath (2016, Elliott Lester) affiche japonaise

Le samedi est nettement plus chargé avec la sortie de six longs-métrages d’origine très diverse. Si le dernier film américain avec Arnold Schwarzenegger dans le rôle titre, Aftermath, réalisé par Elliott Lester en 2016, attire tout de suite l’attention, il faut néanmoins noter l’exploitation de films aussi divers que Citoyen d’honneur (El ciudadano ilustre, 2016, Gaston Duprat et Mariano Cohn, Argentine/Espagne), Sameblod (2016, Amanda Kernell, Norvège/Danemark/Suède) ou encore Tschick (2016, Fatih Akin, Allemagne). Si Citoyen d’honneur a connu une exploitation en France, Sameblod et Tschick restent encore inédit chez nous même si le film de Fatih Akin a connu une sélection au Festival Métamorphoses à Lyon en juin dernier.

Citoyen d’honneur (2016, Gaston Duprat et Mariano Cohn)
affiche japonaise

Sameblod (2016, Amanda Kernell) affiche japonaise

Tschick (2016, Fatih Akin) affiche japonaise

Les films francophones ne sont pas en reste avec l’exploitation du polar Diamant noir, réalisé par Arthur Harari en 2016, et le drame psychologique Réparer les vivants, réalisé par Katell Quillévéré la même année. Les deux longs-métrages sont des coproductions franco-belges. L’acteur Niels Schneider a par ailleurs reçu le César du meilleur espoir masculin pour son interprétation dans Diamant noir quand Réparer les vivants a connu une très belle trajectoire en festival à commencer par sa sélection à la Mostra de Venise en septembre 2016. Toronto, Londres, Rotterdam puis le Festival du film français au Japon ont aussi accueilli le film.

Diamant noir (2016, Arthur Harari) affiche japonaise

Réparer les vivants (2016, Katell Quillévéré) affiche japonaise

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