Sorties au Japon : semaine du 28 août au 3 septembre 2017

Semaine encore chargée du côté des sorties cinéma au Japon du 28 août au 3 septembre. Si certains films sont attendus, Friends games – the movie final est une suite franchisée adaptée d’un manga par exemple, une grande partie des titres sont des films indépendants. Deux documentaires, Hiikun no aruku machi et Zend and bones, abordent quand à eux des sujets sociétaux. Enfin deux films d’animation complètent le programme. Le premier, Mobile suit Gundam the origin V – Loum’s arc, poursuit l’exploration des origines de la franchise Mobile suit Gundam, le second, Edgar de la cambriole – le secret de Mamo, est une reprise d’un film sorti en 1978, histoire de fêter dignement le cinquantième anniversaire du personnage Lupin III, plus connu dans nos contrées sous le nom d’Edgar de la cambriole, créé par Monkey Punch en 1967.

Second summer, never see you again (2017, Kenji Nakanishi)
affiche japonaise

Vendredi 1er septembre :
Second summer, never see you again (Nidome no natsu, nidoo aenai kimi, 2017, Kenji Nakanishi)
Satoshi et Rin sont lycéens, leur rêve est de former un groupe de musique pour participer au festival culturel de fin d’année. Malgré l’interdiction formelle du lycée pour ce projet, les deux adolescents se lancent dans l’aventure. Mais le jour du festival, Rin perd connaissance. Le jeune homme en gardera des séquelles. Dévasté, Satoshi souhaite remonter le temps pour influer sur les évènements. Le film, qui mélange drame et fantastique, est l’adaptation d’un light novel écrit par Hirotaka Akagi. Kenji Nakanishi, signe ici son quatrième long-métrage après The blue bird (Aoi tori, 2008), Hana to ato (2010) et Love gear (Koisuru haguruma, 2013). Second summer, never see you again est distribué par Kino Films.

Tori girl ! (2017, Tsutomu Hanabusa) affiche japonaise

Tori girl ! (Tori gāru !, 2017, Tsutomu Hanabusa)
Yukina est une jeune étudiante qui intègre sa première année en sciences à l’université. Plutôt volubile et drôle, la jeune femme est tout d’abord déçue par l’atmosphère grave et sérieuse de la vie étudiante. Elle tombe néanmoins sous le charme de Kei, un jeune homme plus âgé. Pour lui, elle s’inscrit dans le club des fondus de machines volantes. Leur but, décroché un titre au concours du Tori ningen contest, une épreuve où les participants doivent créer leur propre machine volante. Yukina espère se retrouver en binôme avec Kei mais c’est Sakaba, le garçon qu’elle déteste le plus, qui est choisi pour l’accompagner au concours. Adapté du roman éponyme de Kō Nakamura, Tori girl injecte une bonne dose de culture geek à la comédie étudiante. Tsutomu Hanabusa est un habitué du genre, il avait mis en scène, sur le même registre, High school debut (Koko debyū, 2011) et Go ! Boy’s school drama club (Ike ! Danshi koko engekibu, 2011). Le cinéaste est néanmoins plus connu pour ses explorations du film d’horreur dans Sadako 3D (2012) et sa suite Sadako 3D 2 (2013).Tori girl ! est distribué au Japon par Showgate.

Dadadada seventeen (2016, Hana Matsumoto) affiche japonaise

Samedi 2 septembre :
Dadadada seventeen (Dadadada 17, 2016, Hana Matsumoto)
Nobuo a trente-quatre ans mais poursuit encore ses études au lycée. Rikako, lycéenne, passe son temps à chanter et à feindre de pleurer car pour elle ces deux activités sont la clé du succès. L’un et l’autre mènent une vie en marge des autres. Leur rencontre les poussera à chercher le père de Rikako, qui vit seule depuis son plus jeune âge avec sa mère. Comédie loufoque au ton décalé, Dadadada seventeen est réalisé par Hana Matsumoto, une jeune actrice qui passe ici derrière la caméra pour le première fois. Le film est distribué par la société indépendante Spotted Productions.

Edgar de la cambriole – le secret de Mamo (1978, Sōji Yoshikawa et Yasuo Ōtsuka)
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Edgar de la cambriole – le secret de Mamo (Rupan sansei : Mamō no ichihen/Rupan sansei : Rupan tai Kūron/ Rupan vs Fukusei ningen, 1978, Sōji Yoshikawa et Yasuo Ōtsuka)
Edgar de la cambriole – le secret de Mamo est le premier long-métrage d’animation de la franchise Lupin III au cinéma, adapté du manga dessiné par Kazuhiko Katō sous le pseudonyme de Monkey Punch. Sorti originellement le 16 décembre 1978 au Japon, le film a également connu une sortie sur les écrans de cinéma en France le 25 février 1981 sous le titre Lupin III. Pour des raisons de droits d’auteur, Monkey Punch n’ayant jamais demandé la permission d’utiliser le nom d’Arsène Lupin aux héritiers de Maurice Leblanc, ce titre fut ensuite interdit. Le premier doublage français du film fut également interdit d’exploitation pour les mêmes raisons. Le film ressort cette semaine au Japon pour fêter le cinquantième anniversaire de la création du personnage.

Friends games : the movie final (2017, Jiro Nagae) affiche japonaise

Friends games : the movie final (Tomodachi gēmu gekijōban final, 2017, Jiro Nagae)
Seconde et dernière partie de la franchise après Friends games : the movie (Tomodachi gēmu gekijōban, 2017), Friends games : the movie final reprend les personnages du premier opus, piégés dans un jeu mortel dont ils ne maîtrisent pas les règles. Les valeurs de l’amitié, de la confiance et du partage vont être mis à rude épreuve car l’un d’entre eux est coupable d’un vol inacceptable. Jiro Nagae avait déjà réalisé le premier film de la saga mais avant cela il avait surtout mis en scène trois longs-métrages au registre différent, la comédie fantastique Time slip Megane (Taimu surippu Megane, 2013), le film d’horreur The ghost photo club (Shinrei shashinbu gekijōban, 2015) et le drame Doctor (Issha sensei, 2016). Friends games : the movie final est distribué par Canter, une compagnie de distribution spécialisée dans les thrillers et les films d’horreur.

Hiikun no aruku machi (2017, Taku Aoyagi) affiche japonaise

Hiikun no aruku machi (2017, Taku Aoyagi)
Hiikun est un trentenaire atteint de retard mental et d’handicape moteur. Entouré de sa famille et de ses amis proches, il arrive néanmoins a trouvé sa place dans son village où tout le monde le connaît. Connu pour sa générosité et sa gentillesse, Hiikun est aussi un grand travailleur, il n’hésite pas à participer aux évènements culturels de son quartier. Le film dresse un portrait optimiste d’un homme dont le handicap ne gêne aucunement son intégration dans un pays où le sujet reste pourtant un tabou majeur, facteur d’exclusion. Le documentaire est réalisé par Taku Aoyagi dont c’est le premier film.

Jinjin : sononi (2017, Daiki Yamada) affiche japonaise

Jinjin : sononi (2017, Daiki Yamada)
Ginzaburo est un vieil acteur ambulant. Il va de-ci de-là pour amuser son public. Un jour il rencontre Tetsuo, un jeune homme incertain de son avenir. Ginzaburo le pousse à intégrer une formation de garde forestier. Autour de jeunes gens avides de se former au métier, Tetsuo commence à envisager son futur. Jusqu’au jour où Ginzaburo disparaît, en route pour aider une autre personne. Suite de Jinjin, tourné en 2013, Yasuo Daichi reprend son rôle d’acteur ambulant semant la bonté et la générosité autour de lui. Le cinéaste, Daiki Yamada, reprend également du service derrière la caméra.

Kimi no hitomi hi hanataba wo (2017, Toshirō Sonoda) affiche japonaise

Kimi no hitomi ni Hanataba wo (2017, Toshirō Sonoda)
Conçu comme un film promotionnel du boys band sud-coréen Boys Republic, Kimi no hitomi ni hanataba wo est calibré pour le public cible des adolescentes. Wonjun, jeune chanteur du groupe, y rencontre une jeune femme aveugle, interprétée par Wakana Aoi, actrice à la renommée montante aussi bien à a télévision qu’au cinéma. Romance et séquences musicales alternent afin de promouvoir le dernier album du groupe dont la notoriété s’installe durablement au Japon. Les membres de Boys Republic, bien que sud-coréens, s’y expriment en Japonais. Le réalisateur, Toshirō Sonoda, a déjà réalisé des comédies romantiques telles que Kimi ni love song wo (2010) et Remember hotel (Rimenbā hoteru, 2010). Il a également dirigé les films d’action Run 60 (2011) et sa séquelle Run 60 : game over (2012), le film d’horreur I am ghost (2013) ou dernièrement Shunkashūtō monogatari, sorti au Japon en avril dernier.

Miss moonlight (2017, Takuya Matsumoto) affiche japonaise

Miss moonlight (Misu mūnraito, 2017, Takuya Matsumoto)
Pas énormément d’informations sur ce film indépendant si ce n’est que ce long-métrage est le quatrième film tourné par Takuya Matsumoto après Gurabia kingu to kuin (2010), Hanako no nikki (2011) et Searching for my future (2016).

Mobile suit Gundam the origin V – Loum’s arc (2017, Yoshikazu Yasuhiko)
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Mobile suit Gundam the origin V – Loum’s arc (Kidō senshi gandamu : the origin V – gekitotsu Rūmu kaisen, 2017, Yoshikazu Yasuhiko)
Année 0079 du siècle universel, le monde n’est plus que champs de bataille opposant les troupes du Duché de Zeon d’une part, et les forces de la Fédération terrienne d’autre part. Char Aznable, pilote expérimenté et décoré de Zeon, nourrit sa vengeance et s’apprête à déchaîner le chaos. La bataille de Loum n’en est qu’à son commencement. Yoshikazu Yasuhiko est un vétéran de l’animation qui a débuté comme animateur dans les années soixante-dix. Fidèle à l’univers Gundam, il fut déjà responsable de la direction de l’animation sur Mobile suit Gundam II : Soldiers of sorrow (Kidō senshi gandamu II : ai senshihen) en 1981 et Mobile suit Gundam III : Place in the encounter (Kidō senshi gandamu III : meguriai sorahen) en 1982. En tant que réalisateur, sa carrière compte Arion (1986) et Venus wars (Venus senki, 1989). Mobile suit Gundam the origin V – Loum’s arc est le cinquième opus qui raconte les origines de la saga, saga qui comptera encore plusieurs épisodes à venir.

Stray dogz 7 (2017, Takashi Motoki) affiche japonaise

Stray dogz 7 (Yamikin doggusu 7, 2017, Takashi Motoki)
Ce septième chapitre de la franchise Stray dogz explore encore un peu plus les méandres de la mafia japonaise au sein de la grande finance. Entre créances et opérations financières frauduleuses, les jeunes loups oscillent entre la vie violente des yakuzas et la folie des grandeurs des traders. Le film de genre yakuza se met au goût du jour et profite de la notoriété de ses jeunes stars télévisées pour rajeunir son public. Takashi Motoki filme ces chapitres à la chaîne depuis la quatrième opus tourné en 2016. Familier des franchises, il a notamment réalisé neuf longs-métrages autour de la saga Gachiban entre 2009 et 2014. Stray dogz 7 est distribué par AMG Entertainment.

Zen and bones (2016, Takayuki Nakamura) affiche japonaise

Zen and bones (Zen to hone, 2016, Takayuki Nakamura)
Portrait d’un moine zen de quatre-vingt treize ans à la vie plus que mouvementée, Zen and bones raconte le destin unique d’Henry Mittwer. Né en 1918 d’un père américain d’origine allemande et d’une femme japonaise alors geisha, Henry passe son enfance au Japon auprès de sa mère. Jeune homme il part aux États-Unis à la recherche de son père. Alors que le conflit de la Seconde guerre mondiale éclate, il est emprisonné dans un camp de concentration américain pour Japonais dans lequel il rencontre sa future épouse. Avec elle, il aura trois enfants dont deux naîtront dans le camp. De retour au Japon après la guerre, Henry devient moine zen et coule une longue vie dans un temple à Kyoto. Mais il aura un rêve, celui de réaliser un film sur un enfant orphelin. Documentaire tourné sur plusieurs années, Zen and bones est le second film dirigé par Takayuki Nakamura après Yokohama Mary (Yokohama Mēri) tourné en 2005.

Dernier train pour Busan (2016, Sang-ho Yeon) affiche japonaise

Films étrangers :
Huit films étrangers sortent cette semaine au Japon. Tout d’abord le film sud-coréen Dernier train pour Busan (Busanhaeng, 2016) réalisé par Sang-ho Yeon. Le film était sortie en France en août 2016 mais ne profite, de façon étonnante, que d’une sortie très tardive au Japon. Le même jour sort sur les écrans La filature (Jue di tao wang, 2016) mis en scène par Renny Harlin. Cette coproduction entre la Chine, Hongkong et les États-Unis, mêlant action et humour avec Jackie Chan et Johnny Knoxville dans les rôles titres, a été un flop retentissant et n’a, d’ailleurs, pas connu de sortie française. Enfin, dernier film a sortir le vendredi, The wall, réalisé par Doug Liman. Ce film de guerre américain était sorti l’été dernier en France. Le Japon est, là encore, le dernier pays où le film est commercialisé.

La filature (2016, Renny Harlin) affiche japonaise

The wall (2017, Doug liman) affiche japonaise

Le samedi est un peu plus chargé. Deux gros films sont attendus. Le premier est français, Cézanne et moi, réalisé par Danièle Thompson avec Guillaume Canet et Guillaume Gallienne dans les rôles principaux, film qui retrace l’amitié profonde entre le peintre Paul Cézanne et l’écrivain Émile Zola. Le film était sorti en France en septembre 2016. Au Japon le film a bénéficié d’une avant-première lors du Festival du film français au Japon à Tokyo en juin dernier. Le second film, américain celui-là, est le documentaire consacré aux Stooges, Gimme danger, réalisé par Jim Jarmusch. Son précédent film, Paterson, est tout juste sorti la semaine précédente au Japon.

Cézanne et moi (2016, Danièle Thompson) affiche japonaise

Gimme danger (2016, Jim Jarmusch) affiche japonaise

Enfin trois derniers films sont programmés sur les écrans nippons. Le documentaire Dark star – H.R. Giger’s world (Dark Star : H.R. Gigers welt), réalisé en 2014 par Belinda Sallin. Cette production suisse fait le portrait de l’artiste mondialement connu pour la création du xénomorphe Alien. Peintre, plasticien, designer, sculpteur, H. R. Giger est décédé justement en 2014 à l’âge de soixante-quatorze ans. Le film n’a bénéficié en France que d’une projection lors de L’Étrange festival en 2015. Autre inédit dans nos contrées, Retribution, signé Danny Albury et David Bispham. Ce film d’action britannique, une histoire de collecteur de dettes qui veut venger la mort de sa fille, n’a bénéficié d’aucune sortie sur grand écran, excepté donc au Japon. Enfin une reprise, celle de Slacker, réalisé par Richard Linklater en 1991. Là aussi le film n’a pas connu de sortie française.

Dark star – H.G. Giger’s world (2014, Belinda Sallin) affiche japonaise

Retribution (2016, Danny Albury et David Bispham) affiche japonaise

Slacker (1991, Richard Linklater) affiche japonaise

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