Sorties cinéma au Japon : semaine du 7 au 13 mars 2016

Semaine un peu moins chargée que d’habitude mais qui privilégie les films d’animation. Il y en a pour les tous petits, Shimajirô and the country of the picture book, pour les petites filles rêveuses, PriPara everyone’s yearning let’s go PriPari ou encore pour les ados avec Digimon adventure tri.2: ketsui. L’animation japonaise est toujours aussi prolixe quand il s’agit de s’adresser à des catégories de public très ciblées. Les adultes auront aussi leurs films désignés, principalement populaire avec le blockbuster Everest: the summit of the gods ou encore la comédie familiale de l’année avec What a wonderful family! réalisé par Yôji Yamada. Pour les fans purs et durs du tokusatsu, la dose est ingérée avec Ultraman X the movie: Here comes our Ultraman!. Le documentaire musical Radwimps no he-so-no-o documentary film risque également d’attirer du monde, étant donné que le groupe, Radwimps, joue constamment au Japon à guichet fermé.

Radwimps no he-so-no-o documentary film (2016, Kayoko Asakura) affiche japonaiseRadwimps no he-so-no-o documentary film (2016, Kayoko Asakura) affiche japonaise

Vendredi 11 mars:

Radwimps no he-so-no-o documentary film (2016, Kayoko Asakura)
Très renommé au Japon, le quatuor Radwimps est un grope de rock japonais formé en 2001. En 2015, à l’occasion du dixième anniversaire de la sortie de leur premier album, le groupe a entamé une tournée mondiale, notamment trois pays européens dont la France. Ils sont notamment à l’origine de quelques thèmes utilisés dans certains animés japonais. Le documentaire est un montage de cette tournée mondiale, entre coulisses, entretiens et captures de concerts.

Shimajirô and the country of the picture book (2016, Hiroshi Kawamata) affiche japonaiseShimajirô and the country of the picture book (2016, Hiroshi Kawamata) affiche japonaise

Shimajirô and the country of the picture book (Shimajirô to ehon no kuni, 2016, Hiroshi Kawamata)
Shimajirô et ses amis se rendent en bord de mer pour se balader. Ils trouvent en chemin un livre d’images que Shimajirô chérissait étant enfant. Mais ce livre là est magique et entraîne la petite troupe dans l’univers du livre. Pour eux l’aventure commence lorsqu’il traverse une ville faite de bonbons en plein milieu de la forêt. Shimajirô doit trouver le moyen de repartir vers le monde réel. Quatrième film de la franchise Shimajirô qui, on l’aura compris, est adressée aux très jeunes enfants, le film mélange prises de vues réelles et séquences d’animation. Le long-métrage est parsemé de questions quizz adressées au public. Une interactivité faite pour faire participer les enfants dans une dimension pédagogique et ludique. Shimajirô est un petit tigre qui sert de mascotte dans des programmes scolaires animés à la télévision depuis 1993. Cette série est issue d’un manga paru en 1988 écrit par Tan Hakata. Les longs-métrages sortent désormais tous les ans depuis 2013.

Devotion to cinema (2016, Noboru Iguchi) affiche japonaiseDevotion to cinema (2016, Noboru Iguchi) affiche japonaise

Samedi 12 mars:

Devotion to cinema (Kinema junjo, 2016, Noboru Iguchi)
Yoshie, Akari et Aki sont trois jeunes filles qui décident de participer au club de théâtre de leur lycée. Elles se prennent peu à peu au jeu des interprétations et finissent par se retrouver à jouer dans un film vidéo dirigé par Naomi. Entre exigences de l’interprétation, timidité et peurs de chacune, la réalisatrice va lentement prendre l’ascendant sur le trio au point que son attitude devient un jeu sadique. Film tourné à moindre coût, il est pourtant étonnant de retrouver le cinéaste Noboru Iguchi sur ce projet. Si le film tourne autour du voyeurisme et de la manipulation des sentiments, nous sommes loin des habitudes érotico-gores du réalisateur. Pensons à The machine girl (Kataude mashin gâru, 2008), Robo-geisha (2009), Zombie ass: the toilet of the dead (Zonbi asu, 2011) ou encore Dead sushi (Deddo sushi, 2012), dans son style habituel le mauvais goût formel se dispute avec l’inanité de ses scénarios. Ici point de tentacules lubriques ou de blagues scatologiques. Le cinéaste se tournerait-il vers un cinéma plus intimiste? Devotion to cinema restera probablement un film confidentiel.

Digimon adventure tri.2 - ketsui (2016, Keitaro Motonaga) affiche japonaiseDigimon adventure tri.2: ketsui (2016, Keitaro Motonaga) affiche japonaise

Digimon adventure tri.2: ketsui (Dejimon adobenchâ tri.(torai) dai 2-sho « ketsui », 2016, Keitaro Motonaga)
Six années ont passées depuis les évènements de Digimon adventure. Taichi Yagami est désormais un simple lycéen au quotidien rythmé par les cours et les devoirs. Ses amis digisauveurs ne sont pourtant pas loin mais la bande d’amis doit se résigner désormais à une petite vie tranquille. Les forces maléfiques guettent et le temps est bientôt venu pour elles de sortir de l’ombre et de menacer le digimonde. Digimon adventures tri est donc la suite de la série originale. Au Japon cette suite est construite autour de six longs-métrages, le premier étant sorti sur les écrans japonais en novembre 2015. Le troisième opus est prévu pour cet été. Le film est produit et distribué par la Tôei.

Everest - the summit of the gods (2016, Hideyuki Hirayama) affiche japonaiseEverest: the summit of the gods (2016, Hideyuki Hirayama) affiche japonaise

Everest: the summit of the gods (Eberesuto kamigami no itadaki, 2016, Hideyuki Hirayama)
Makoto Fukamachi est un photographe épris de paysages magnifiques. Au Tibet pour passer ses vacances, il découvre par hasard un vieil appareil photo datant des années vingt. Il découvre que l’appareil contient encore des images de l’époque. En s’intéressant de près aux clichés, il se rend compte qu’ils contiennent des informations sur les premiers alpinistes ayant vaincu l’Everest en 1924. Pour en savoir davantage, Makoto se met à la recherche de Jôji Habu, un alpiniste japonais reconnu pour sa personnalité casse-cou. Makoto va approcher l’Everest au point de se mettre en danger. Everest: the summit of the gods est l’un de ces films épiques dont le Japon est parfois capable de produire. Il est l’adaptation du manga Le sommet des dieux de Jirô Taniguchi, lui-même l’adaptation d’un roman écrit par Baku Yumemakura en 1998. Le réalisateur, Hideyuki Hirayama, est devenu cinéaste sur le tard. Son premier film, Maria’s stomach (Maria no ibukuro, 1990) fut salué par la critique. Depuis il a enchaîné d’autres succès tels que The laughing frog (Warau kaeru, 2002), Samurai resurrection (Makai tenshô, 2003), Sword of desperation (Hisshiken torisashi, 2010) ou encore Oba: the last samurai (Taiheiyô no kiseki – fokkusu to yobareta otoko, 2011). Le film est distribué par la Tôhô et Asmik Ace Entertainment.

Kiori (2016, Kyoichi Furumoto) affiche japonaiseKiori (2016, Kyoichi Furumoto) affiche japonaise

Kiori (2016, Kyoichi Furumoto)
Le film est l’adaptation du manga Persuasion game de Seiji Toda paru en 2006. Il relate le travail d’un petit groupe de scientifiques tentant de manipuler le cerveau d’une mystérieuse jeune femme nommée Kiori. Pas d’informations supplémentaires sur ce thriller indépendant.

Little performer - the pulse of winds (2016, Shunji Muguruma) affiche japonaiseLittle performer: the pulse of the winds (2016, Shunji Muguruma) affiche japonaise

Little performer: the pulse of winds (Ritoru pafômâ fu no kodô, 2016, Shunji Muguruma)
Un petit groupe d’écolières apprennent que leur école sera définitivement fermée à la fin de l’été. Les filles se mettent d’accord pour monter un spectacle de concert dansé pour fêter leurs derniers instants dans ce lieu. Mais des rivalités vont naître entre elles et mettre à mal le projet. Le film est réalisé par Shunji Muguruma dont son film suivant Shadow kids (Shadô kizzu) est sorti sur les écrans japonais le 27 février dernier. Little performer: the pulse of the winds devait sortir en novembre 2015 mais a été repoussé à cette semaine.

PriPara everyone's yearning let's go PriPari (2016, Makoto Moriwaki) affiche japonaisePriPara everyone’s yearning let’s go PriPari (2016, Makoto Moriwaki) affiche japonaise

PriPara everyone’s yearning let’s go PriPari (Puripara miinna no akogare rettsu go puripari, 2016, Makoto Moriwaki)
PriPara est à l’origine un jeu vidéo d’arcade où il est question d’entrer dans le monde de PriPara pour y faire ses débuts d’idol. Laala, une petite écolière, trouve par hasard un ticket pour ce monde enchanté. Elle devient vite une idol reconnue. Dans le film, Falulu est perdue dans le monde PriPara, plus exactement dans le monde PriPari en France, l’endroit sacré pour tous les idols. Selon elle, le monde PriPari commence à perdre son « KiraKira », son étincelle énergétique. Elle appelle à l’aide Laala et ses amis pour sauver le monde PriPari. Les jeunes filles idols vont alors parcourir PriPari, passant par la Tour Eiffel et l’Arc de triomphe pour contrer la disparition du « KiraKira ». Le film PriPara everyone’s yearning let’s go PriPari est le troisième film de la franchise produite par Tatsunoko Production après deux longs-métrages exploités en 2015. La particularité des films est de mélanger animation et séquences de jeu vidéo. Les films sont notamment écrits en suivant les recommandations des fans du jeu.

Ultraman X the movie - here comes our Ultraman (2016, Kiyotaka Taguchi) affiche japonaiseUltraman X the movie; Here comes our Ultraman! (2016, Kiyotaka Taguchi) affiche japonaise

Ultraman X the movie: Here comes our Ultraman! (Gekijôban Urutoraman X: kitazo! Warera no Urutoraman, 2016, Kiyotaka Taguchi)
Un chasseur de trésors trop imprudent ouvre malgré lui un sceau très ancien provenant de la civilisation Baradhi, délivrant ainsi le monstre Zaigorg. Alors que le monde est menacé de destruction par la créature, Ultraman X n’arrive pas à le vaincre. Le super-héros doit faire appel à l’archéologue Tsukasa Tamaki pour percer les secrets de la puissance de Zaigorg, des secrets contenus dans la civilisation éteinte. Heureusement pour Ultraman X, Ultraman Tiga, Ultraman Nexus et d’autres encore sont là pour l’épauler. Comme son titre l’indique, Ultraman X the movie: here comes our Ultraman! est le long-métrage qui accompagne la série télévisée diffusée actuellement. Comme à son habitude, le film est l’occasion de faire se croiser les anciens héros avec le nouveau, histoire de faire jouer à plein régime la ligne de jouets qui en découle. Cette série est toute de même la vingt-septième de la franchise! Elle est toujours produite par Tsuburaya Productions et diffusée sur TV Tokyo.

What a wonderful family (2016, Yôji Yamada) affiche japonaiseWhat a wonderful family! (2016, Yôji Yamada) affiche japonaise

What a wonderful family! (Kazoku wa tsuraiyo, 2016, Yôji Yamada)
Yôji Yamada, le vétéran du cinéma japonais, ne prend toujours pas sa retraite. A maintenant quatre-vingt quatre ans il réalise sa dernière comédie en date, What a wonderful family! Faisant au passage un petit clin d’œil à la série de films qui lui ont valu sa notoriété, Tora-san, il est dur d’être un homme (jeu de mot avec le titre original Otoko wa tsuraiyo, la série comporte 48 films tournés avec le même comédien Kiyoshi Atsumi entre 1969 et 1995), le cinéaste aborde ici l’implosion d’une grande famille suite à la volonté de la matriarche de divorcer de son moqueur de mari. La mauvaise nouvelle fait trembler les fondations de chacun, des enfants aux petits-enfants. Chacun ira de sa musique personnelle pour exprimer enfin ses griefs. Comédie familiale typique du studio Shôchiku, qui produit et distribue le film, What a wonderful family! risque fort d’être un succès populaire.

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