Sorties cinéma au Japon: semaine du 10 au 16 juin 2013

Programme chargé cette semaine avec pas moins de quatorze films au rendez-vous! Comédie loufoque ou décalée, drame familial, psychologique ou historique, thriller, romance perverse, fantastique, documentaire musical ou témoignage de vie poignant, chacun devrait y trouver son compte. Seul cinéaste un peu connu dans l’Hexagone, Takashi Ishii sort son nouveau film toujours aussi en marge de la production dominante. Les grands studios sont en lice mais les distributeurs indépendants ne font pas grise mine cette semaine car la sélection est véritablement éclectique.

vendredi 14 juin:
Scary lessons (Zekkyō gakkyū, 2013, Tetsuya Sato)
Film d’horreur à petit budget, Scary lessons est le second long-métrage de Tetsuya Sato après Ashinmetorî en 2008. Adapté du manga éponyme de Emi Ishikawa, le film met en scène des lycéennes en prise avec un fantôme qui a la particularité d’accorder un voeu à qui le souhaite mais non sans en avoir à payer le prix. Le film est distribué par la Tôhô.

samedi 15 juin:
I’ll give it my all… tomorrow/ I’ll do my best (Ore wa mada honki dashitenai dake, 2013, Yûichi Fukuda)
L’histoire d’un quarantenaire, géniteur d’une jeune lycéenne qui l’ignore, habitant avec son propre père, qui décide du jour au lendemain de quitter son entreprise afin d’assouvir selon lui son vrai destin, celui de devenir mangaka. Doux réveur, naïf, un peu perdant sur les bords, il va pourtant entraîner son petit monde avec lui dans sa quête un peu folle. Spécialiste de la comédie décalée, Yûichi Fukuda, si il a essentiellement travaillé pour la télévision, n’en est pas à son coup d’essai. On lui doit notamment Chasing my girl (Ôarai ni mo hoshi wa furu nari, 2009, son premier film), City boys’ film noir (Shiti bôizu no film noir, 2011) ou encore cette année HK: forbidden super hero (HK: hentaï kamen, une comédie loufoque où un lycéen redresseur de torts et spécialiste en arts martiaux se déguise en femme masquée!). Adapté d’un manga de Shunjû Aono, le film est distribué par la Shôchiku.

The serialist (Niryū shōsetsuka: shiriarisuto, 2013, Nobuaki Izaki)
Un écrivain raté, Takaya Kamikawa, obligé d’aligner les romans érotiques bas de gamme pour subvenir à ses besoins se voit tout à coup proposer un projet inédit par un client un peu particulier, un serial killer emprisonné en attente de la peine capitale. Ce dernier souhaiterait un récit érotique impliquant les femmes qui sont devenues ses égéries. L’écrivain sera en très mauvaise posture lorsque la police découvrira une nouvelle victime suivant le même modus operandi utilisé par le serial killer et pour prouver son innocence, Takaya n’aura d’autre choix que de prendre la fuite pour rechercher le véritable assassin. Tiré du roman éponyme de David Gordon, The serialist est distribué par la Tôei.


The sango ranger (Sango renjā, 2013, Yûji Nakamae)
Sur l’île Ishigaki proche d’Okinawa, le projet de construction d’un pont au-dessus d’un récif corallien provoque l’émoi. De jeunes protecteurs de l’environnement décident de devenir les « rangers du corail » pour défendre le site naturel. Une comédie écologique signée Yûji Nakamae dont c’est le premier long-métrage après une jeune carrière passée à la télévision. The sango ranger est distribué par Marble Film.


Hello, my dolly girlfriend (Figyua na anata, 2013, Takashi Ishii)
Le nouveau film de Takashi Ishii, mangaka et réalisateur de films subversifs tels que Gonin I et II (1995 et 1996), The black angel (Kuro no tenshi, 1997), Freeze me (2000) ou encore Flower and snake (Hana to hebi, 2004, remake du film de Masaru Konuma en 1974) est l’adaptation de son propre manga Mukuchi na anata publié en 1992. Là encore le cinéaste mêle violence sociale et érotisme pervers à travers l’histoire d’un otaku qui se frotte à une poupée sexuelle qui prend soudainement vie! Le film est distribué par Kadokawa Pictures.


Kizuna: taste of Aji stone (Kizuna ajiseki no aji, 2012, Hideaki Kataoka)
Shota Suzuki, un jeune étudiant en architecture vivant à Tôkyô, est le fils d’un tailleur de pierre chevronné vivant dans la province de Kagawa. Le jour où ce dernier meurt, Shota retourne dans son village natal pour les funérailles et découvre l’univers de la taille de pierre dans lequel son père a vécu toute sa vie. Il décide de passer son été sur place pour devenir apprenti.


The Buck-Tick syndrome I (Gekijôban BUCK-TICK bakuchiku genshô I, 2013, Yûichirô Iwaki)
Première partie d’un diptyque documentaire pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire d’existence du groupe rock japonais Buck-Tick, véritable phénomène musical dans l’Archipel. Images de la précédente tournée du groupe, des concerts donnés au Nippon Budokan et de l’enregistrement de leur dernier album. La seconde partie sortira le 22 juin prochain.


Picture of the Ryûkyû sky Habatake Yuki-Kun (Ryûkyû no sora e Habatake Yuki-Kun, 2013, Yasuhiro Kitabatake)
Documentaire qui suit la vie quotidienne de Yuki Kohatsu, un peintre particulier de Nishihara dans la région d’Okinawa. Bien qu’atteint du syndrome de Down, autrement appelé trisomie 21, Yuki peint des paysages depuis l’âge de six ans et son talent étonne malgré sa condition.

Mongolian baseball chronicle (Mongoru yakyû seishunki, 2013, Takeshi Masaharu)
Atsushi, sans emploi et un peu paumé, essaye de s’en sortir malgré tout. Il enseigne depuis quelques années le baseball à des enfants Mongols et chose surprenant, il réussi à emmener son équipe au championnat d’Asie où ses joueurs devront faire face à une terrible équipe japonaise. Le film est adapté du roman de Mokoto Sekine.


Non metal night (Hikinzoku no yoru, 2013, Kei Nakata)
Le nouveau film de Kei Nakata, acteur, scénariste et réalisateur à qui l’on doit des titres tels que Tsurugi: the future swordsman (Tsurugi, 2005), Muhito: the matchless man (Muhito, 2005), Ecstasy express (Shiberia chôtokkyû: yokubô ressha, 2005), Cool girls (Kûru gâruzu, 2009), Index gun (Ranboumono no sekai, 2010). Il livre ici la société japonaise à une lente agonie après un tremblement de terre qui a ravagé le pays.

BANK (2013, Akio Murahashi)
Un braquage de banque qui tourne mal et le groupe de voleurs un peu idiots décontenancés par l’efficacité de la police est obligé d’employer la manière forte. La prise d’otages commence, non sans humour et gags à l’appui. Dernier film sur le ton de la comédie de Akio Murahashi qui tourne très peu, à peine quatre films en près de vingt ans!

Naoko’s room (Naoko no heya, 2013, Naomichi Aimori)
Film indépendant qui décrit la relation conflictuelle entre deux soeurs, Naoko et Maho, habitant ensemble. Naoko mène sa vie indépendamment en travaillant dans une boutique de location vidéo, Maho au contraire se laisse aller et passe ses journées à attendre. La tension monte alors que Maho tisse des liens avec des amis peu recommandables. Premier film du jeune cinéaste Naomichi Aimori.

School girl – 1936 (Joseito 1936, 2013, Yûzô Fukuma)
Adapté d’une nouvelle de l’écrivain japonais Osamu Dazai, School girl – 1936 suit les pérégrinations d’une lycéenne confrontée aux évènements historiques de son pays qui s’enfonce peu à peu dans les affres de la guerre à la fin des années trente. Le film est le premier long-métrage du réalisateur Yûzô Fukuma et est distribué par Malpaso.


Far away, so close (Tôku de zutto soba ni iru, 2013, Masahiko Nagasawa)
Adapté du roman éponyme de Kyoko Inukai, Far away, so close met en scèhe Sakumi, une jeune femme de vingt-sept ans devenu amnésique suite à un accident de voiture. Elle ne se souvient pas de ses dix dernières années passées. Elle tente néanmoins de se remémorer ces années là, aidée par Yoshihiko qui proclame être son petit ami. Dernier film du cinéaste Masahiko Nagasawa après notamment The graduation (Sotsugyô, 2002), Thirteen steps (13 kaidan, 2003) ou encore Night time picnic (Yoru no pikunikku, 2006). Le film est distribué par Euro Space.

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