Sorties cinéma au Japon : semaine du 14 au 20 août 2017

C’est avec un peu de retard que nous reprenons le fil des sorties cinéma au Japon. Une fois n’est pas coutume, la semaine du 14 au 20 août est peu chargée en films japonais. Deux films d’animation, Fireworks et The ancient magus bride – those awaiting a star part III, deux films d’horreur, l’un nettement porté sur le grotesque, Kodoku meatball machine, l’autre bien plus glauque, Vampire clay, et un film d’action, High & low the movie 2 – end of sky, ont donc animés cette semaine calme. Fireworks et Kodoku meatball machine sont déjà prévus en France, le premier pour une sortie nationale, le second pour avoir déjà été projeté à L’Étrange festival il y a seulement quelques semaines. Les autres films resteront probablement inédits chez nous.

Fireworks (2017, Akiyuki Shinbō et Nobuyuki Takeuchi) affiche japonaise

Vendredi 18 août :
Fireworks (Uchiage hanabi, shita kara miru ka ? Yoko kara miru ka ?, 2017, Akiyuki Shinbō et Nobuyuki Takeuchi)
Basé sur le téléfilm éponyme tourné par Shunji Iwai en 1993, Fireworks est réalisé par Akiyuki Shibō et Nobuyuki Takeuchi. Le premier a commencé sa carrière sur les séries animées au début des années quatre-vingt avant de passer à la réalisation avec Twilight of the dark master (Shihaisha no tasogare, 1997) puis bien plus tard la série animée Puella Magi madoka magica et ses films dérivés. Le second est un ancien animateur du studio Ghibli et il signe ici sa première réalisation de long-métrage. Fireworks suit un petit groupe de collégiens un jour d’été. Les jeunes garçons se demandent si les feux d’artifices, qui seront tirés le soir-même, paraissent différents quand ils sont contemplés de côté, depuis le phare. À l’autre bout du village, Nazuma, la fille la plus populaire du collège, demande à Norimichi, le garçon qui l’aime, de s’enfuir avec elle. Le film est distribué au Japon par la Tōhō et sortira, en France, le 3 janvier 2018 sous l’égide d’Eurozoom.

The ancient Magus bride (2017, Norihiro Naganuma) affiche japonaise

Samedi 20 août :
The ancient Magus bride – those awaiting a star part III (Mahō tsukai no yome : hoshi matsu hito part 3, 2017, Norihiro Naganuma)
Troisième, et dernière, partie de la préquelle de The ancient Magus bride (manga qui connaîtra très bientôt une adaptation en série animée), The ancient Magus bride – those awaiting a star part III est toujours réalisé par Norihiro Naganuma, déjà responsable des deux premiers opus. Nous découvrons dans cette trilogie les prémisses de la rencontre entre Chise, l’adolescente orpheline, vendue à Elias, le puissant sorcier non-humain qui a promis de faire d’elle sa future épouse. Le studio Wit, responsable de la production, s’est associé à Production I.G. pour cette série de trois moyens-métrages déjà disponible en France via la plateforme Crunchyroll. Au Japon, la trilogie a bénéficié d’une sortie cinéma dans les salles du réseau Shōchiku.

High & low the movie 2 – end of sky (2017, Shigeaki Kubo et Tsuyoshi Nakakuki)
affiche japonaise

High & low the movie 2 – end of sky (2017, Shigeaki Kubo et Tsuyoshi Nakakuki)
Adaptation sur grand écran de la série télévisée High & low, diffusée en 2015 sur la chaîne japonaise NTV (dont les épisodes sont notamment réalisés par Toshimitsu Chimura, Shigeaki Kubo, Hironori Kubota et surtout Yudai Yamaguchi, le réalisateur de Meatball machine), High & low the movie 2 – end of sky est bien entendu la suite de High & low the movie sorti le 16 juillet 2016 au Japon. Shigeaki Kubo s’adjoint ici les services de Tsuyoshi Nakakuki à la réalisation, ce dernier ayant pourtant principalement œuvré à la télévision. Le film reprend au moment où la ville de Chiku a retrouvé son calme après la guerre des cinq gangs connus sous le diminutif de S.W.O.R.D. Mais la cité voit maintenant l’arrivée de deux nouvelles bandes de voyous ultra-violentes qui menacent l’équilibre précaire du statu quo. Les cinq clans réussiront-ils à oublier leurs différents pour s’unir contre ces nouveaux ennemis ? High & low the movie 2 – end of sky est distribué au Japon par la Shōchiku. Un troisième opus, High & low the movie 3 – final mission, est prévu pour une sortie le 11 novembre prochain.

Kodoku meatball machine (2017, Yoshihiro Nishimura) affiche japonaise

Kodoku meatball machine (Kodoku mītobōru mashin, 2017, Yoshihiro Nishimura)
Yoshihiro Nishimura avait signé les effets spéciaux du premier film Meatball machine, réalisé par Yudai Yamaguchi et Jun’ichi Yamamoto en 2005. Ici le maquilleur-réalisateur reprend les grandes lignes du concept, soit des parasites extra-terrestres qui prennent possession des passants tokyoïtes afin de les métamorphoser en cyborgs, et poursuit sans gêne et toujours avec autant d’amusement un numéro de mise en scène frôlant à chaque instant le n’importe quoi. Les corps innocents des personnages croisés se transforment ainsi en de véritables machines mortelles. Mais petit grain de sable dans cette belle mécanique, Yuji Noda, un simple collecteur de dettes ayant raté sa vie sur toute la ligne, se découvre un cancer en stade terminal. Certes les Nécroborgs malmènent son corps mais sont impuissants à soumettre son esprit. L’heure de la revanche existentielle a sonné. Le film est distribué au Japon par ARK Entertainment.

Vampire clay (2017, Sōichi Umezawa) affiche japonaise

Vampire clay (Chi o sū nendo, 2017, Sōichi Umezawa)
Film d’horreur à très bas budget, Vampire clay prend comme cadre une école d’art de province dans laquelle un mystérieux démon d’argile décime les étudiants les uns après les autres. Sōichi Umezawa signe ici ses débuts dans la réalisation de long-métrage après avoir mis en scène l’un des segments du film à sketchs ABCs of death 2 (segment Y is for youth) en 2014 et le court-métrage Thorn en 2015. Maquilleur d’effets spéciaux de son état, Sōichi Umezawa travaille dans ce domaine depuis les débuts des années quatre-vingt dix, ayant participé notamment à Dr. Akagi (Kanzō sensei, 1998, Shōhei Imamura), Jellyfish (Akarui mirai, 2002, Kiyoshi Kurosawa) ou encore Alien vs. Ninja (2010, Seiji Chiba). Vampire clay fut sélectionné au Festival international du film de Toronto il y a peu et sera également présenté au Festival international du film fantastique de Sitges dans quelques semaines. Le film est distribué au Japon par le réseau indépendant Brownie.

Films étrangers :
Nous inaugurons ici la section consacrée aux films étrangers qui connaissent une sortie salle au Japon. L’activité cinématographique japonaise, c’est également cela, cerner les relations qu’entretient le Japon avec le cinéma international, notamment avec ses pays voisins tels que la Corée du sud, la Chine ou l’Inde, en bref l’ensemble du continent asiatique. Cette section permettra également de se rendre compte à quel point nombre de films restent inédits en France. Cette semaine par exemple, pas moins de huit films sur les onze films étrangers programmés, n’ont pas connu ou ne connaîtront pas de sortie sur les écrans français. Seuls deux films, Baby driver (2017, Edgar Wright, coproduction américano-britannique) et Divergente 3 – au-delà du mur (Allegiant, 2016, Robert Schwentke) ont connu une exploitation française.

Baby driver (2017, Edgar Wright) affiche japonaise

Divergente 3 – au-delà du mur (2016, Robert Schwentke)
affiche japonaise

Le public japonais pourra ainsi profiter de Don’t kill it (2016, Mike Mendez) avec Dolph Lundgren dans le rôle titre, ou encore du documentaire Gleason (2016, J. Clay Tweel), l’histoire de Steve Gleason, ancien footballeur professionnel atteint de sclérose latérale amyotrophique, qui décide de tourner un journal de bord pour son fils qui vient de naître. Un film à travers lequel le sportif espère lever des fonds pour financer la recherche contre cette maladie incurable.

Don’t kill it (2016, Mike Mendez) affiche japonaise

Gleason (2016, J. Clay Tweel) affiche japonaise

Un autre film américain, The kings of summer (2013, Jordan Vogt-Roberts) sort également cette semaine accompagné de deux films européens, le premier The giant (Jätten, 2016, Johannes Nyholm) est un drame coproduit entre la Suède et le Danemark, le second est un documentaire espagnol, Sara Baras – all her voices (Sara Baras. Todas las voces, 2016, José Andreu et Rafael Moles) consacré à la célèbre danseuse de flamenco. Enfin deux films sud-coréens, Luck-key (Leokki, 2016, Gye-byeok Lee) et Vanishing time : a boy returned (2016, Tae-hwa Eom), un film vietnamien, Yellow flowers on the green grass (Tôi thay hoa vàng trên co xanh, 2015, Victor Vù) et, enfin, un documentaire taïwanais, Le Moulin (Ri yao ri shih san pu zhe, 2015, Ya-li Huang) qui traite du groupe poétique créé dans les années trente à Taïwan pour contrer la domination culturelle japonaise d’alors, complètent se tour d’horizon des films étrangers exploités cette semaine sur les écrans nippons.

The kings of summer (2013, Jordan Vogt-Roberts) affiche japonaise

The giant (2016, Johannes Nyholm) affiche japonaise

Sara Baras – all her voices
(2016, José Andreu et Rafael Moles) affiche japonaise

Luck-key (2016, Gye-byeok Lee) affiche japonaise

Vanishing time : a boy returned (2016, Tae-hwa Eom) affiche japonaise

Yellow flowers on the green grass (2015, Victor Vù)
affiche japonaise

Le Moulin (2015, Ya-li Huang) affiche japonaise

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