Sorties cinéma au Japon : semaine du 15 au 21 octobre 2018

Semaine très chargée encore avec pas moins de vingt-cinq longs-métrages au programme. Au détail, ce sont quatorze films japonais et onze films étrangers qui partageront le public japonais. Du côté des productions nationales, aucun véritable blockbuster n’est à l’affiche ces jours-ci. Deux films d’animation, Haikara-san : here comes Miss Modern 2, réalisé par Toshiaki Kidokoro, et Magical girl lyrical Nanoha detonation, mis en scène par Takayuki Hamana, pourraient néanmoins attirer les foules. À noter également la présence de trois documentaires au ton résolument différent. Le premier, Idol SKE48, réalisé par Yusuke Takenaka et Masahiko Suzuki, s’intéresse au célèbre groupe de J-pop de Nagoya. Les deux autres, Their nuclear power plant et Workers arise in disaster areas, respectivement réalisés par Tsutomu Kawaguchi et Yasuyuki Mori, s’attachent davantage à soulever les problématiques de la société japonaise actuelle, à savoir la relation des Japonais à l’industrie du nucléaire pour l’un, et la construction de rapports dé-hiérarchisés dans des communautés de travailleurs pour l’autre. Aucun de ces films ne connaîtront probablement de sortie hexagonale.

Haikara-san : here comes Miss Modern 2 (2018, Toshiaki Kidokoro)
affiche japonaise

Vendredi 19 octobre :
Haikara-san : here comes Miss Modern 2 (Gekijōban Haikara-san ga tōru kōhen : hana no Tōkyō dai roman, 2018, Toshiaki Kidokoro)
Dans les années 1920, Benio Hanamura est une adolescente qui a perdu sa mère lorsqu’elle était petite. Élevée par son père, militaire haut gradé, Benio s’est forgé une personnalité de garçon manqué, pratiquant assidûment le kendō, l’équitation et toutes sortes d’activités habituellement réservées aux garçons. Son ami d’enfance, Ranmaru, est au contraire un jeune homme efféminé, craintif et discret. Son rêve est de devenir acteur de kabuki pour y interpréter les rôles de femmes. Un jour, Benio apprend que ses grands-parents ont arrangé, des années plus tôt, son mariage avec l’héritier d’une famille aristocratique, un homme nommé Shinobu Ijuin, militaire arrogant et autoritaire. Benio choisit de tenir tête à un destin tout tracé. Haikara-san : here comes Miss Modern 2 est la suite du long-métrage animé Gekijōban Haikara-san ga tōru zepen – Benio, Hana no 17-sai, sorti l’année dernière au Japon et réalisé Furuhashi Kazuhiro. La suite est, quant à elle, confiée au réalisateur Toshiaki Kidokoro, qui œuvre ici pour la première fois sur un format long. Ces aventures d’une jeune femme moderne vivant à l’ère Taishō (1912-1926) sont une adaptation du manga Haikara-san ga tōru, dessiné par Waki Yamato et publié entre 1975 et 1977. Le titre avait déjà fait l’objet d’une adaptation animée à la télévision en 1978 sur TV Asahi. Haikara-san : here comes Miss Modern 2 est distribué par la filiale japonaise de Warner Bros.

Hanalei bay (2018, Daishi Matsunaga) affiche japonaise

Hanalei bay (Hanarei bei, 2018, Daishi Matsunaga)
Sachi est une mère célibataire propriétaire d’un piano bar. Son fils unique, Takashi, est un surfeur assidu qui se rend régulièrement à l’étranger pour assouvir sa passion. Un jour, Sachi reçoit un coup de téléphone lui annonçant la mort de son fils, victime d’une attaque de requin à Hawaï. Dix ans plus tard, Sachi se rend sur l’île, comme chaque année depuis le drame, pour rendre hommage à son fils disparu. Elle rencontre alors deux jeunes surfeurs japonais qui lui parlent d’une homme nommé Takahashi. Ce dernier a été victime d’un requin quelques années plus tôt et surfe désormais sur une seule jambe. Adapté de la nouvelle La baie de Hanalei (publiée en France dans le recueil Saules aveugles, femme endormie) de Haruki Murakami, Hanalei bay est réalisé par Daishi Matsunaga qui, avant d’exercer en tant que cinéaste, évoluait dans le cinéma en tant qu’acteur. Ce dernier entame sa carrière de réalisateur avec Pupil (Pyūpiru) en 2011. Il a également mis en scène, entre autre, Pieta in the toilet (Toire no pieta) en 2015. Hanalei bay est distribué au Japon par High Brow Cinema.

Idol SKE48 (2018, Yusuke Takenaka et Masahiko Suzuki)
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Idol SKE48 (Aidōru, 2018, Yusuke Takenaka et Masahiko Suzuki)
SKE48, groupe J-pop de 48 jeunes chanteuses fondé en 2008, est la seconde formation de ce type après AKB48 créé par le producteur Yasushi Akimoto. Si AKB48 est basé dans le quartier d’Akihabara à Tōkyō, SKE48 se produit à Nagoya. Divisé en trois équipes (Team S, Team KII et Team E), SKE48 agite les foules un peu partout au Japon. Un précédent documentaire, Idols’ tears (Aidōru no namida : documentary of SKE48, 2015, Shin Ishihara), s’attardait sur les premières années du groupe entre 2008 et 2015. Idol SKE48 poursuit le portrait du groupe ces trois dernières années après les départs de Airi Furukawa et de Rena Matsui, deux des chanteuses les plus populaires de la formation. De la formation d’origine se reste plus que Jurina Matsui, chef de file des générations ultérieures. Le documentaire mélange des séquences tournées lors des concerts et des interventions officielles du groupe ainsi que des images tournées en coulisses. Idol SKE48 est distribué au Japon par la chaîne télévisée TBS.

It’s boring here, pick me up (2018, Ryūichi Hiroki) affiche japonaise

It’s boring here, pick me up (Koko wa taikutsu mukae ni kite, 2018, Ryūichi Hiroki)
I est un jeune provinciale qui travaille à Tōkyō. Mais après dix années passées dans la capitale, elle décide de revenir vivre chez ses parents où elle reprend très vite contact avec ses amis du lycée et rêve de revoir Shiina, le garçon dont elle était alors amoureuse. Me, elle, a toujours rêvé d’aller vivre à Tōkyō mais n’a jamais franchi le pas. Coincée dans sa ville natale, elle repense à Shiina, son ex-petit ami. I et Me pensent sans cesse à Shiina et espèrent toutes deux conquérir son cœur. Ryūichi Hiroki adapte ici le roman de Mariko Yamauchi, paru au Japon en 2012. Le cinéaste, qui a commencé sa carrière dans les années 1980, est connu pour avoir réalisé notamment S+M writer (Futei no kisetsu, 2000), Vibrator (Vaiburāto, 2003), Kabukicho love hotel (Sayonara Kabukicho, 2015) ou, plus récemment, Marmalade boy (Mamaredo boi, 2018). It’s boring here, pick me up est distribué au Japon par Kadokawa Pictures.

Magical girl lyrical Nanoha detonation (2018, Takayuki Hamana)
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Magical girl lyrical Nanoha detonation (Mahō shōjo ririkaru Nanoha detonation, 2018, Takayuki Hamana)
Les deux jeunes sœurs, Amitie et Kirie, venues de la lointaine planète Eltria qui se meure, ont trouvé le chemin vers la Terre où, pensent-elles, se trouve la clé de régénération, capable de guérir leur monde. Sur Terre, elles croisent Nanoha Takamachi, Fate Testarossa Harlaown et Hayate Yagami qui vont très vite les aider dans leur quête. Magical girl lyrical Nanoha detonation est la suite directe de Magical girl lyrical Nanoha reflection (Mahō shōjo ririkaru Nanoha reflection), sorti l’année dernière au Japon et également réalisé par Takayuki Hamana. Celui-ci s’est surtout illustré à la télévision en dirigeant des séries animées telles que Library wars (Toshokan sensō, 2008) ou Psycho-pass (2012). Du côté des longs-métrages, il a réalisé notamment Chocolate underground (Chokorēto andāguraundo, 2008) et Library wars : wings of revolution (Toshokan sensō : kakumei no tsubasa, 2012). Magical girl lyrical Nanoha detonation est distribué dans les salles japonaises par la Shōchiku.

Million dollar man (2018, Keishi Ōtomo) affiche japonaise

Million dollar man (Oku otoko, 2018, Keishi Ōtomo)
Lorsque son frère disparaît, Kazuo se retrouve à payer les énormes dettes de ce dernier. Travaillant comme bibliothécaire le jour et comme ouvrier la nuit pour pouvoir rembourser les sommes dues, Kazuo se retrouve seul après que sa femme l’a quitté avec leur enfant. Peu après cependant, il est l’heureux gagnant d’une loterie et remporte 300 millions de Yens. Ne sachant que faire de cet argent, Kazuo demande conseil à Tsukumo, un vieil ami qui a toujours vécu très confortablement. Bien mal lui en a pris car Tsukumo se volatilise dans la nature avec l’argent en question. Kazuo se voit contraint d’enquêter auprès des proches de Tsukumo pour retrouver sa trace. Adapté du roman de Genki Kawamura publié en 2014, Million dollar man est mis en scène par Keishi Ōtomo, réalisateur de la trilogie Rurōni Kenshin (2012-2014). Il est également responsable des adaptations de mangas Museum (Myūjiamu, 2016), March comes in like a lion (San gatsu no raion zepen, 2017) et March goes out like a lamb (San gatsu no raion kohen, 2017). Million dollar man est distribué au Japon par la Tōhō.

Bunbuku chagama (2018, Takuya Ohata) affiche japonaise

Samedi 20 octobre :
Bunbuku chagama (2018, Takuya Ohata)
Tetsuya Saho et son assistante Suzuka Kawashima sont deux antiquaires désireux d’ouvrir leur propre commerce à Osaka. Ils croisent la route d’une vieille dame qui leur présente une théière fort ancienne qui daterait de l’ère Genroku (1688-1704). Après quelques recherches, cette théière dépasserait l’estimation des 5 millions de Yens et voulant s’approprier l’œuvre d’art, les deux jeunes gens reviennent vers la vieille dame qui, entre temps, a déjà vendu l’objet. Tetsuya se met en tête de retrouver l’objet qui semble s’être volatiliser dans la nature. Takuya Ohata réalise ici son premier long-métrage, distribué au Japon par la société Katsudo.

Gokko (2018, Naoto Kumazawa) affiche japonaise

Gokko (2018, Naoto Kumazawa)
À Osaka, Shiromiya est un quarantenaire qui vit avec sa fille, Yoyoko, âgée de cinq ans. Sans emploi, Shiromiya est un homme qui se laisse vivre, qui ne prend jamais d’initiative. Yoyoko, au contraire, est très mature pour son âge. En ce qui la concerne, elle cache un lourd secret. Un jour, le père et la fille croisent la route de Machi, un ami d’enfance de Shiromiya désormais policier. Cette rencontre va bousculer la petite vie tranquille de Shiromiya et sa fille. Adapté du manga éponyme écrit et dessiné par Hiroyuki Shōji, Gokko est réalisé par Naoto Kumazawa, un cinéaste méconnu et pourtant actif depuis le début des années 2000. Depuis le début de sa carrière, ce dernier a en effet mis en scène une quinzaine de films tels que Tokyo noir (Tōkyō nouaru, 2004), Romantic prelude (Otonari, 2009) ou, plus récemment, The anthem of the heart (Kokoro ga sakebitagatterunda, 2017). Gokko est distribué au Japon par Pal Entertainments Group.

Love’s water drop (2018, Naoki Segi) affiche japonaise

Love’s water drop (Koi no shizuku, 2018, Naoki Segi)
Shiori Tachibana est une jeune étudiante en agriculture désireuse d’apprendre le processus de vinification du saké. En stage dans une fabrique d’alcool à Hiroshima dirigée par un vieil homme et dont le fils, nommé Misaki, se désintéresse totalement, Shiori commence son apprentissage. Elle développe ainsi très vite des sentiments pour ce dernier, plus accaparé cependant par son exploitation de culture du riz. Peu après, le propriétaire de la brasserie décède et l’entreprise plonge dans un avenir incertain, faute de repreneur. Avec Love’s water drop, Naoki Segi signe son dixième long-métrage, un carrière ponctuée par des films tels que Watch with me (Watch with me : sotsugyō shiashin, 2007) ou Rāmen samurai (Rāmen zamurai, 2011). Love’s water drop est distribué au Japon par Broadmedia Studios.

Mimikaki rendez-vous (2018, Miyuki Fukuda) affiche japonaise

Mimikaki rendez-vous (Mimikaki randebu, 2018, Miyuki Fukuda)
Une jeune femme travaillant dans un bureau et adepte de la pratique du nettoyage auriculaire (pratique appelée mimikaki en japonais) trouve chez un collègue l’occasion d’exercer ses dons. Le petit ami surprend sa compagne en pleine action de nettoyage d’oreille d’un parfait inconnu. La crise de jalousie éclate, le petit ami pensant qu’il était le seul à bénéficier des talents de sa compagne. Mimikaki rendez-vous est le premier long-métrage de Miyuki Fukuda. Le film est distribué par la société Yoshimoto Kōgyō, une puissante compagnie de divertissement à l’origine spécialisée dans la production de spectacles rakugo mais qui a depuis diversifié ses activités dans la productions de spectacles comiques divers. Elle emploie à cet effet plusieurs centaines de talento, plus la plupart œuvrant dans des duos de manzai. Pikkari Shunpūtei, qui tient le rôle principale de Mimokaki rendez-vous, est par ailleurs une conteuse de rakugo renommée, sous contrat avec la société.

Obo no koe (2018, Takashi Saitō) affiche japonaise

Obo no koe (2018, Takashi Saitō)
Un ancien boxeur prodige vit au jour le jour. Ayant quitté la compétition, il passe de petits boulots en petits boulots sans autre avenir que le jour suivant. Cette vie, menée aux marges de la société, lui permet de croiser la route d’autres laissés pour compte. Cette existence rude, sans objectif ni ambition, le mène au bout de son humanité. Obo no koe est distribué au Japon de manière totalement indépendante par T-Artist.

Tamae no sūpā harawata (2018, Shin’ichirō Ueda) affiche japonaise

Tamae no sūpā harawata (2018, Shin’ichirō Ueda)
Depuis quelques semaines, le cinéaste Shin’ichirō Ueda a le vent en poupe au Japon. Son dernier long-métrage, Ne coupez pas ! (Kamera o tomeru na !, 2017) fait un véritable carton au box office nippon. Cette semaine sort son dernier moyen-métrage, Tamae no sūpā harawata, l’histoire d’une étudiante en cinéma qui souhaite devenir réalisatrice de films d’horreur. Celle-ci, prénommée Tamae, doit réaliser une vidéo promotionnelle pour sa ville natale, Saitama, une ville récente née du regroupement des anciennes communes d’Urawa, Omiya, Yono et Iwatsuki. Alors que la jeune femme tente de donner un ton horrifique à cette vidéo, les élus locaux des différents districts se disputent ses faveurs pour mettre en valeur leur quartier respectif. Afin d’accompagner la projection de ce moyen-métrage, les précédents films du cinéaste sont également programmés, à savoir Last wedding dress (2014), Take 8 (Teiku 8, 2016), Napolitan (Naporitan, 2016) et Confession ranking of girlfriend (Kanojo no kokuhaku rankingu, 2014). Tamae no sūpā harawata est distribué au Japon par la société Katsudo.

Their nuclear power plant (2018, Tsutomu Kawaguchi) affiche japonaise

Their nuclear power plant (Karera no genpatsu, 2018, Tsutomu Kawaguchi)
Tsutomi Kawaguchi filme les habitants de la ville d’Ōi, dans la préfecture de Fukui, au centre-ouest du Japon. Depuis 1979, ces derniers vivent aux côtés d’une centrale nucléaire composée de deux réacteurs à ses débuts puis de quatre réacteurs depuis 1993. Si cette centrale, gérée par l’entreprise KEPCO, a connu un arrêt total de son fonctionnement immédiatement après la catastrophe nucléaire de Fukushima pour inspection, la centrale poursuit de nouveau son activité depuis peu. Les habitants réagissent ici à leur cohabitation avec l’installation, à la fois pourvoyeuse de travail et menace permanente. Fin 2017, KEPCO a par ailleurs annoncé la fermeture définitive des deux plus anciens réacteurs en 2019.

Usuke boys (2018, Yūji Kakizaki) affiche japonaise

Usuke boys (Usuke bōizu, 2018, Yūji Kakizaki)
Une bande de cinq jeunes japonais se regroupent régulièrement autour de leur passion commune : le vin. Ils échangent ainsi leurs goûts, leurs connaissances et leurs interrogations sur le breuvage, constatant irrémédiablement la supériorité du vin français sur le vin japonais. Un jour pourtant, ils ont l’occasion de goûter un Kikyogahara, fabriqué dans la région de Nagano à partir du cépage Merlot. Le groupe tombe sous le charme de ce vin rouge tout en rondeur. Il font alors connaissance avec Usuku Asai, le viticulteur en charge de sa vinification. Le groupe décide d’apprendre la fabrication du vin à ses côtés. Librement adapté du livre autobiographique de Kaori Kawai, publié en 2010, le film est mis en scène par un nouveau venu, Yūji Kakizaki qui réalise ici son premier long-métrage. Le film est distribué au Japon par la firme indépendante Kart Entertainment.

Workers arise in disaster areas (2018, Yasuyuki Mori) affiche japonaise

Workers arise in disaster areas (Workers hisai-chi ni tatsu, 2018, Yasuyuki Mori)
Workers arise in disaster areas est un documentaire s’attachant à décrire des coopératives de travailleurs qui se sont créés après la catastrophe de Fukushima, appelé au Japon « le tremblement de terre du Grand-Est ». Dans les préfectures d’Iwate et de Miyage, des collectifs se forment pour venir en aide, de manière horizontale et sans hiérarchie sociale, aux plus démunis, les personnes âgés et les personnes handicapées, ou pour aménager des espaces rassurants pour les enfants, pour cette nouvelle génération de Japonais née avec la catastrophe nucléaire civile. Yasuyuki Mori réalise des documentaires depuis le début des années 1990, des films essentiellement tournés vers des préoccupations sociales. Workers arise in disaster areas est par ailleurs distribué de manière totalement indépendante par la Japan social solidarity organization.

Hôtel Transylvania 3 : des vacances monstrueuses (2018, Genndy Tartakovsky)
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Films étrangers :
Ce vendredi sortent tout d’abord quatre longs-métrages américains. Hôtel Transylvania 3 : des vacances monstrueuses (Hotel Transylvania 3 : summer vacation, 2018, Genndy Tartakovsky) pourrait attirer un large public familial avec ce troisième opus qui prend pour cadre une croisière de luxe qui tourne drôlement au cauchemar. Pitch perfect 3 (2017, Trish Sie) étale davantage le clinquant cheap de la comédie américaine sans subtilité. Face à ces deux monstres du film familial s’érige Death wish, remake du film plus connu dans nos contrées françaises par son titre hexagonal Un justicier dans la ville, réalisé ici par Eli Roth avec Bruce Willis dans le rôle titre. Enfin The thing, le film de John Carpenter réalisé en 1982, bénéficie d’une reprise sur les grands écrans japonais.

Pitch perfect 3 (2017, Trish Sie) affiche japonaise

Death wish (2018, Eli Roth) affiche japonaise

The thing (1982, John Carpenter) affiche japonaise

Le samedi, ce sont sept longs-métrages étrangers qui sont programmés dans les salles japonaises. Quatre d’entre eux ont connu une sortie en salles en France. Ainsi, In Jackson Heights (2015), réalisé par le documentariste Frederick Wiseman, connaît une distribution japonaise trois ans après sa sortie aux États-Unis et en Europe. Un autre film américain, Criminal squad (Den of thieves, 2018, Christian Gudegast) bénéficie, lui, d’une exploitation nippone quelques mois seulement après son exploitation dans son pays d’origine. La production espagnole, Le carnet de Sara (El cuaderno de Sara, 2018, Norberto Lòpez Amado), jouit également d’une distribution sur les écrans japonais cette semaine, de même que Thelma (2017, Joachim Trier), une coproduction entre la Norvège, la France, le Danemark et la Suède. Contrairement aux productions ibériques, souvent délaissées, les productions scandinaves bénéficient régulièrement d’une sortie japonaise.

In Jackson Heights (2015, Frederick Wiseman) affiche japonaise

Criminal squad (2018, Christian Gudegast) affiche japonaise

Le carnet de Sara (2018, Norberto Lòpez Amado) affiche japonaise

Thelma (2017, Joachim Trier) affiche japonaise

Trois autres films étrangers restent, quant à eux, inédits en France. Le premier est un film américain, Carrie Pilby (2016, Susan Johnson), une comédie romantique avec notamment Gabriel Byrne au casting, sortie en mars 2017 aux États-Unis. Les deux derniers sont deux productions asiatiques. Champion (Chaem-pi-eon, 2018, Yong-wan Kim) se présente comme une comédie familiale sud-coréenne prenant comme contexte les compétitions de bras de fer. China’s Van Goghs (2016, Yu Haibo et Yu Tianqi Kiki), une fiction dramatique chinoise, dépeint le portrait d’un artiste qui, après avoir passé des années à fabriquer des contrefaçons d’après des tableaux de peintres célèbres, commence à réaliser ses propres œuvres, exprimant là une sensibilité nouvelle pour lui. Ces deux derniers films gagneraient à bénéficier d’une distribution en salles en France, tant nous manquons d’une réelle diversité des films asiatiques dans nos contrées.

Carrie Pilby (2016, Susan Johnson) affiche japonaise

Champion (2018, Yong-wan Kim) affiche japonaise

China’s Van Goghs (2016, Yu Haibo et Yu Tianqi Kiki) affiche japonaise

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