Sorties cinéma au Japon : semaine du 25 au 31 juillet 2016

Grosse semaine estivale en ce qui concerne les sorties japonaises. Au programme tout d’abord la résurrection de la grosse bête radioactive des studios Tôhô avec Godzilla resurgence (Shin Gôjira) réalisé par Shinji Higuchi, une grosse production qui devrait attirer de nombreux spectateurs dans les salles obscures. Autre film attendu Ken and Kazu (Ken to Kazu, Hiroshi Shôji) qui a profité d’une petite trajectoire en festival. Les tous petits pourront profiter de deux films réalisés par Makoto Nakamura avec Cheburashka goes to the zoo (Cheburâshika) et Chieri and Cherry (Chieri to Cherî), deux films d’animation réalisés en volume selon la technique du stop motion. Côté horreur c’est Corpse party: book of shadows (Kôpusu pâti – book of shadows) de Masafumi Yamada qui s’impose cette semaine en adaptant pour la seconde fois au cinéma le jeu vidéo du même nom. Le cinéma indépendant n’est pas oublié avec The dork, the girl and the douchebag (Kuzu to busu to gesu) de Yosuke Okuda. Enfin un petit zest de musique reggae avec le documentaire I-Van, the diary of Jamaica qui revient sur la carrière du danseur japonais expatrié en Jamaïque.

Godzilla resurgence (2016, Shinji Higuchi) affiche japonaiseGodzilla resurgence (2016, Shinji Higuchi) affiche japonaise

Vendredi 29 juillet:
Godzilla resurgence (Shin Gôjira, 2016, Shinji Higuchi)
Le monstre mythique de la Tôhô refait surface suite au succès de la version américano-japonaise réalisée par Gareth Edwards en 2014. Dans Godzila resurgence, c’est Shinji Higuchi qui se trouve à la manœuvre, lui qui a justement commencé sa carrière dans le cinéma en tant que technicien en 1984 pour Le retour de Godzilla (Gôjira, Kôji Hashimoto). Ce n’est qu’en 2005 que Shinji Higuchi réalise son premier long-métrage, Lorelei, la sorcière du Pacifique (Rorerei) avant d’enchaîner quelques gros titres tels que La submersion du Japon (Nihon chinbotsu, 2006), The floating castle (Nobô no shiro, 2012) et surtout les deux opus L’attaque des titans (Shingeki no kyojin, 2015) et L’attaque des titans 2: la fin du monde (Shingeki no kyojin: endo obu za wârudo, 2015). Cette nouvelle version de la créature radioactive risque fort d’engendrer toute une kyrielle de séquelles et faire le bonheur financier des dirigeants du studio.

Cheburashka goes to the zoo (2015, Makoto Nakamura) affiche japonaiseCheburashka goest to the zoo (2015, Makoto Nakamura) affiche japonaise

Samedi 30 juillet:
Cheburashka goes to the zoo (Cheburâshika, 2015, Makoto Nakamura)
Après Cheburashka et ses amis sorti en France le 05 octobre 2011, Makoto Nakamura réalise un nouveau long-métrage d’animation en stop motion avec ce personnage, Tchebourachka en version originale, issu de la littérature de jeunesse russe des années 60. Personnage très populaire au Japon, il est l’objet depuis ses origines de nombreuses adaptations en séries animées. Le film sort accompagné de la projection de Chieri and Cherry (Chieri to Cheri) du même Makoto Nakamura.

Chieri and Cherry (2015, Makoto Nakamura) affiche japonaiseChieri and Cherry (2015, Makoto Nakamura) affiche japonaise

Chieri and Cherry (Chieri to Cherî, 2015, Makoto Nakamura)
Chieri est une petite fille de primaire qui a perdu son père alors qu’elle était toute petite. Cherry, lui, est un lapin en peluche qui l’accompagne partout. Dans l’imaginaire de Chieri, Cherry est devenu son compagnon de route, son protecteur, son conseiller. Depuis la mort de son père, Chieri ne voit plus la réalité de la même manière. En visite dans la vieille maison de sa grand-mère paternelle, Chieri accompagne une chienne prête à donner naissance à ses chiots mais un corbeau et une étrange créature semblent rôder. Cheri et Cherry feront tout pour éloigner ces indésirables. Ce film d’animation est projeté en compagnie de Cheburashka goes to the zoo, du même réalisateur Makoto Nakamura.

Corpse party - book of shadows (2016, Masafumi Yamada) affiche japonaiseCorpse party : book of shadows (2016, Masafumi Yamada) affiche japonaise

Corpse party: book of shadows (Kôpusu pâtî, 2016, Masafumi Yamada)
Séquelle directe de Corpse party (Kôpusu pâti) réalisé par le même Masafumi Yamada en 2015, Corpse party: book of shadows reprend l’histoire là où elle s’était arrêtée. Naomi, la lycéenne survivante retourne dans l’école élémentaire hantée pour ramener à la vie ces camarades décédés dans le premier opus. Forcément les choses ne se passeront pas comme prévu. Masafumi Yamada est un habitué du genre horrifique à petit budget, il a commencé sa carrière de cinéaste avec Creepy hide and seek (Hitori kakurenbo gekijôban, 2009) avant d’enchaîner avec Tentsuki (2011), X game 2 (X gêmu 2, 2012) ou encore Real jinro game (Riaru jinro gêmu, 2013). Le film est distribué au Japon par Canter.

The dork, the girl and the douchebag (2015, Yosuke Okuda) affiche japonaiseThe dork, the girl and the douchebag (2016, Yôsuke Okuda) affiche japonaise

The dork, the girl and the douchebag (Kuzu to busu to gesu, 2016, Yôsuke Okuda)
Troisième réalisation de Yôsuke Okuda après Hot as hell: the deadbeat march (2009) et Tokyo playboy club (Tôkyô pureibôi kurabu, 2012), The dork, the girl and the douchebag raconte les tribulations d’un arnaqueur un peu raté qui violente les jeunes filles et les revend à des proxénètes pour gagner sa vie. Les choses se compliquent lorsqu’un chef mafieux lui réclame de l’argent pour avoir revendu une femme appartenant à son clan. Le réalisateur tient lui-même le rôle principal du looser en déshérence dans ce film indépendant à l’ambiance très glauque. Le film est distribué au Japon par Amumo 98.

Dream of eyeball (2016, Hisayasu Sato) affiche japonaiseDream of eyeball (2016, Hisayasu Satô) affiche japonaise

Dream of eyeball (Gankyu no yume, 2016, Hisayasu Satô)
Dream of eyeball est un thriller tournant autour de l’obsession d’une jeune photographe, Maya, pour les yeux, en particulier la partie du globe oculaire. Un neurochirurgien, et réalisateur de documentaires à ses heures, décide de s’intéresser à son travail artistique lorsqu’un tueur en série, partageant la même obsession, cherche à s’accaparer les yeux de Maya pour compléter sa collection morbide. Chantre de l’érotisme gore et malsain, Hisayasu Satô est célèbre pour son style énergique et ostentatoire. Sadisme et voyeurisme sont ses principaux thèmes de prédilections, le réalisateur cherchant systématiquement à mettre le spectateur dans une position inconfortable, gênante voir traumatisante. Même si ses films ont gagné en sagesse, Hisayasu Satô reste l’un des cinéastes japonais les plus radicaux, malheureusement encore trop méconnu aujourd’hui en dehors du Japon. Dream of eyeball est distribué par Uzumasa.

Ganguro gals riot (2016, Kenichi Ugana) affiche japonaiseGanguro girls riot (2016, Kenichi Ugana) affiche japonaise

Ganguro girls riot (Kuroi bôdô, 2016, Kenichi Ugana)
Premier long-métrage du cinéaste Kenichi Ugana, Ganguro girls riot centre son récit autour de la vie d’une jeune trentenaire qui, depuis le lycée, a décidé de suivre la mode du ganguro qui consiste à assombrir sa peau et se décolorer les cheveux de manière vive pour se démarquer d’une société jugée trop conformiste. Gestuelle provocatrice, centres d’intérêts exclusivement tournés vers la musique et les modes vestimentaires, les filles ganguro se rebellent contre les diktats sociaux en choisissant de choquer les passants par leurs tenues et leurs apparences outrancières. Le film se place comme un portrait en gros plan d’une certaine partie de la jeunesse qui a préféré s’éloigner des valeurs morales et traditionnelles japonaises pour donner un sens à leur existence, aussi superficiel soit-il. Le film est distribué au Japon par Spotted Productions.

I-Van diary of Jamaica (2014) affiche japonaiseI-Van, the diary of Jamaica (2014) affiche japonaise

I-Van, the diary of Jamaica (2014)
I-Van est un danseur japonais de reggae depuis son plus jeune âge. Parti vivre sur l’île de la Jamaïque en 2003 à l’âge de 19 ans, I-Van s’est très vite intégré à la population et a concouru dans les plus grands tournois de danse reggae à travers le monde. Devenu ambassadeur de la Jamaïque au Japon, l’artiste se donne comme objectif de faire découvrir la danse reggae un peu partout, surtout auprès des jeunes. Le documentaire I-Van, the diary of Jamaica revient sur cette carrière passée à découvrir, apprendre et transmettre cette culture colorée de la danse reggae, une carrière d’autant plus surprenante pour un japonais qui a décidé de quitter son pays natal pour s’investir totalement dans cette voie d’expression corporelle.

Ken and Kazu (2015, Hiroshi Shôji) affiche japonaiseKen and Kazu (2015, Hiroshi Shôji) affiche japonaise

Ken and Kazu (Ken to Kazu, 2015, Hiroshi Shôji)
Ken et Kazu sont deux amis d’enfance qui utilise un garage comme couverture à leurs activités de trafique de drogue. La petite amie de Ken se retrouve inopinément enceinte quand la mère de Kazu, elle, souffre de la maladie d’Alzheimer et doit être placée dans une institution appropriée. Les deux jeunes hommes décident de sortir des clous pour étendre leurs affaires tandis que leur patron, Todo, à la tête d’une bande de yakuzas, veille au grain. Ce dernier apprend assez vite que ses deux lieutenants s’accaparent une partie des ressources. Il lance à leurs trousses des hommes de main fidèles. Ken and Kazu est le premier long-métrage de Hiroshi Shôji mais le film a déjà connu une belle carrière dans de grands festivals tels que le Tokyo International Film Festival en octobre 2015, le Taipei Film Festival ou encore le Japan Cuts en juillet dernier. Le film est distribué au Japon par Uzumasa.

Yumeji, a spurt of love (2015, Keiji Miyano) affiche japonaiseYumeji: a spurt of love (2015, Keiji Miyano) affiche japonaise

Yumeji: a spurt of love (Yumeji : ai no tobashiri, 2015, Keiji Miyano)
La vie de Yumeji Takehisa, peintre et poète japonais autodidacte qui se retrouve marrié à Tamaki, ancienne muse de l’artiste. Lassé de son activité de peintre, Yumeji abandonne souvent son échoppe de peintures à vendre pour errer dans la ville. Ses nombreuses admiratrices courent après lui pour son charme et son sex appeal. Il rencontre bientôt Hikono, une fort belle et jeune femme dont il tombe amoureux. Adapté du roman éponyme écrit par Kikyo Nomura, Yumeji: a spurt of love est le troisième long-métrage de Keiji Miyano après The total number of 3000 juvenile delinquents (Furyô shônen: 3,000-nin no atama, 2013) et Moon dream (en co-réalisation avec Bobby Ologun, 2013). Le film fut présenté au Japan Film Festival de Los Angeles en septembre 2015 et est distribué au Japon par Best Brain.

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