Sorties cinéma au Japon: semaine du 23 au 29 juin 2014

Semaine encore très chargée côté sorties de films au Japon, pas moins de douze nouveaux longs-métrages au programme. Quelques valeurs sûres, The world of Kanako de Tetsuya Nakashima par exemple, ou encore Ghost in the shell arise border 3: ghost tears de Kazuchika Kise et Ju-on: the beginning of the end de Masayuki Ochiai, des films déjà bien identifiés du public face à des ovnis cinématographiques dont on a du mal a comprendre comment de tels projets peuvent connaître une sortie salle comme Shôwa gokudô kai ibun jingaira jin ga inu nishi de Keiji Kondo ou Tokyo slaves de Sakichi Satô, deux films d’horreur tournés avec des bouts de ficelles. Sans oublier bien sûr les adaptations de manga en tous genres, A peephole de Ataru Ueda, Gaki rock de Yûji Nakamae et enfin The hole of a woman de Kôta Yoshida. Une programmation éclectique qui aura néanmoins du mal à contrer l’arrivée massive de blockbusters américains cet été.

The world of Kanako (2014, Tetsuya Nakashima) affiche japonaise

Vendredi 27 juin:

The world of Kanako (Kawaki., 2014, Tetsuya Nakashima)
Bien que l’affiche du film indique une sortie sur les écrans le 04 juillet, c’est bien le 27 juin 2014 qu’est sorti le tout nouveau film de Tetsuya Nakashima surtout connu en France pour avoir réalisé Kamikaze girls (Shimotsuma monogatari, 2004). Moins connus du grand public sont ses autres films tels que Un été à toute épreuve (Natsu jikan no otonatachi, 1997), Beautiful sunday (1998), Memories of Matsuko (Kiraware Matsuko no isshô, 2006), Paco and the magical book (Pako to mahô no ehon, 2008) ou encore Confessions (Kokuhaku, 2010). Dans The world of Kanako, l’ancien détective Fujishima, interprété par le grand acteur Kôji Yakusho, enquête sur la disparition mystérieuse de sa fille, Kanako, interprété par Nana Komatsu dont c’est ici le premier rôle. Kanako, pourtant fille modèle et élève sérieuse aux yeux de son père, va pourtant lui apparaître peu à peu sous son véritable visage et l’entraîner dans un monde interlope… Espérons que le film atteigne le marché international, au Japon il est distribué par GAGA.

A peephole (2014, Ataru Ueda) affiche japonaise

Samedi 28 juin:

A peephole (Nozoki no ana, 2014, Ataru Ueda)
Adapté d’un manga érotique de Wakô Honna, A peephole est l’histoire de Tatsuhiko et d’Emiru, deux jeunes gens dont les appartements respectifs communiquent par un trou dans le mur. Le jeune homme surprend la jeune femme dans l’intimité et, chose surprenante, celle-ci le convainc de continuer. A mesure que l’un et l’autre s’observe de manière voyeuriste, une relation amoureuse s’installe. A peephole est le troisième long-métrage de Ataru Ueda après Ten years love (Jûnen ai, 2008) et Older woman (Toshiue no hito, 2014). Le film est distribué par SPO, Inc.

Blue ray (2014, Takashi Nishihara) affiche japonaise

Blue ray (Ao no kôsen, 2014, Takashi Nishihara)
L’histoire d’un homme, Sanji, vivant avec sa mère depuis la mort de son fils. Il rencontre par hasard Yoko, une femme qui comme lui souffre des blessures de la vie. La soeur de cette dernière est en effet une hikikomori, une marginale, une recluse qui refuse de sortir de sa chambre pour faire face au monde. Sanji et Yoko vont apprendre à se connaître et peut-être espérer un meilleur avenir… Le duo est interprété par Ryû Morioka, un acteur et réalisateur vu notamment dans The taste of tea (Cha no aji, 2004, Katsuhito Ishii) et The great passage (Fune wo amu, 2013, Yuya Ishii) et Mei Kurokawa, aperçue dans Requiem of darkness (Kurayami no rekuiemu, 2000, Toshiyuki Morioka) et Yakuza weapon (Gokudô heiki, 2011, Tak Sakaguchi et Yudai Yamaguchi).

Gaki rock (2014, Yûji Nakamae) affiche japonaise

Gaki rock (Gaki rokku, 2014, Yûji Nakamae)
Adaptation cinématographique du manga dessiné par Daiju Yanauchi, Gaki rock est le second long-métrage de Yûji Nakamae après Sango Ranger (Sango renjâ, 2013). On y suit les errements de Gen, un petit voyou d’Osaka dont la famille gère un strip-club réputé. Un soir son père lui demande de récupérer à la gare une jeune stripteaseuse, Chocho, dont Gen tombe immédiatement amoureux. Face à la bonne humeur de la famille, la demoiselle se sent encore plus triste car son frère a disparu. Gen va vite comprendre que celui-ci est mêlé à des gangs de yakuzas et décide de lui venir en aide pour gagner les faveurs de la belle Chocho. A noter la présence de Riki Takeuchi en sempiternel yakuza badass!

Ghost in the shell arise border 3: ghost tears (2014, Kazuchika kise) affiche japonaise

Ghost in the shell arise border 3: ghost tears (Kôkaku kidôtai arise border 3: ghost tears, 2014, Kazuchika Kise)
Troisième et avant-dernier chapitre de la franchise Ghost in the shell arise, Ghost in the shell arise border 3: ghost tears poursuit notre voyage aux côté du sergent Motoko et de Batô sur les traces d’une organisation terroriste, laquelle serait en lien avec l’assassinat d’un homme portant des prothèses de jambes fabriquées par une multinationale. Kazuchika Kize, qui assure avec cette tétralogie sa première réalisation, est un animateur aguerri ayant travaillé sur des séries animées telles que Vision d’Escaflowne (1996), XXX Holic (2008), Blood C (2011) mais également bien sûr sur des longs-métrages d’animation comme Ghost in the shell (Kôkaku kidôtai, 1995, Mamoru Oshii), Blood: the last vampire (2000, Hiroyuki Kitakubo), Patlabor 3 (2002, Takuji Endo et Fumihiko Takayama) ou plus récemment sur L’île de Giovanni (Jobanni no shima, 2014, Mizuho Nishikubo).

Hana no okudo e (2014) affiche japonaise

Hana no okudo e (2014, ??)
Documentaire sur la poétesse Michiko Ishimura, atteinte de la maladie de Parkinson, qui a notamment dénoncé le trouble de Minamata, une pathologie apparue suite à l’empoisonnement au mercure de toute une localité dans les années soixante, empoisonnement qui a engendré de nombreux troubles neurologiques entraînant la perte de contrôle du système musculaire chez les personnes atteintes. Le film revient sur sa vie et ses oeuvres littéraires empreintes tout à la fois de beauté et de souffrance.

Ju-on: the beginning of the end (2014, Masayuki Ochiai) affiche japonaise

Ju-on: the beginning of the end (Juon – owari no hajimari, 2014, Masayuki Ochiai)
Une institutrice, Yui, se rend chez l’un de ses élèves après avoir remarqué son absence en classe. Arrivée chez lui, la jeune femme est frappée de malédiction. La maison, dans laquelle est survenue une tragédie, est en effet maudite et quiconque en franchit le seuil est condamné à mourir atrocement. Enième opus de la franchise Ju-on, Ju-on: the beginning of the end est réalisé par Masayuki Ochiai, un spécialiste des histoires fantastiques et autres récits d’horreur tels que Infection (Kansen, 2004), Thriller restaurant (Gekijôban: kaidan resutorant, 2010) ou encore Haunted school: the curse of the word spirit (Gakko no kaidan noroi no kotodama, 2014). Le film est distribué par Showgate.

The hole of a woman (2014, Kôta Yoshida) affiche japonaise

The hole of a woman (Onna no ana, 2014, Kôta Yoshida)
Adapté du manga éponyme de Fumiko Fumi, The hole of a woman raconte l’histoire de Sachiko, une jeune lycéenne qui clame être une extra-terrestre venue sur Terre pour concevoir un enfant avec un humain et qui pour cela n’hésite pas à séduire le professeur Fukuda. Une autre lycéenne, Kobato, malmène un autre professeur en ayant découvert le penchant de ce dernier pour les jeunes éphèbes. Le film est réalisé par Kôta Yoshida, jeune cinéaste ayant tourné Yuriko’s arome (Yuriko no aroma, 2010), Come as you are (Sôrô nante kudaranai, 2011) ou encore Liar paradox (Usotsuki paradokkusu, 2013), semble confiné aux productions au parfum d’érotisme et de perversité. Le film est distribué par Argo Pictures.

Shôwa gokudô kai ibun jingaira jin ga inu nishi (2014, Keiji Kondo) affiche japonaise

Shôwa gokudô kai ibun jingaira jin ga inu nishi (2014, Keiji Kondo)
Film d’horreur expérimental Shôwa gokudô kai ibun jingaira jin ga inu nishi lorgne du côté de Tetsuo en mode forêt profonde. On y croise des esprits maléfiques, de la magie noire, des zombies et bien entendu des yakuzas un peu paumés. Ambiance film amateur tourné avec les moyens du bord. Le film est distribué par ZED.

Sugiwasa mura toshi densetsu gekijôban (2014, Yasutake Torii) affiche japonaise

Sugiwasa mura toshi densetsu gekijôban (2014, Yasutake Torii)
Troisième opus d’une série de films d’horreur consacrant les chanteuses idol du groupe Nogisaki 46 en actrices, Sugiwasa mura toshi densetsu gekijôban n’est autre qu’un projet voué à rentabiliser la notoriété du groupe sur tous les supports possibles et inimaginables. Ici sur fond de village fantôme dans la préfecture d’Aomori, village que veut retrouver coûte que coûte une jeune femme qui après avoir diffuser des images vidéo de sa découverte va être la cible d’évènement inquiétants. Le film est distribué par CHANCE iN Co.

Taiyô kara purancha (2014, Shôji Kubota) affiche japonaise

Taiyô kara purancha (2014, Shôji Kubota)
Après Lost love murder (Shitsuren satsujin, 2010) et The little girl in me (Boku no naka no otoko no ko, 2012), Shôji Kubota réalise son dernier film Taiyô kara purancha sur la vie d’un jeune photographe se spécialisant dans la pratique du portrait de femmes catcheuses. Peu à peu, ces visages de femmes fortes et leur amour de la lutte et du spectacle vont lui permettre de mieux se connaître lui-même. Le film est distribué par Faith Entertainment.

Tokyo slaves (2014, Sakichi Satô) affiche japonaise

Tokyo slaves (Doreiku: boku to 23-nin no dorei, 2014, Sakichi Satô)
Acteur et réalisateur, Sakichi Satô évolue dans un cinéma japonais décomplexé où règnent en maître le mauvais goût et l’hémoglobine en abondance et où les budgets des films frisent parfois le néant. Tokyo slaves n’échappe pas à cette tendance et se pose en remake à peine voilé de Battle royale dans lequel vingt-quatre jeunes gens participent à un jeu de survie qui consiste à faire des autres participants des esclaves. Le tout sans rogner bien sûr sur la violence graphique et les humiliations en tout genre… Après des films tels que Tokyo zombie (Tôkyô zonbi, 2005) ou encore The bugs detective (Konchû tantei Yoshida Yoshimi, 2010), Sakichi Satô se délecte donc dans cette adaptation de manga de faire souffrir ses jeunes acteurs majoritairement issus du monde bien propret des dramas télévisuels et de la J-pop telle que Sayaka Akimoto, l’une des chanteuses du groupe AKB48, très renommé au Japon. Le film est distribué par T-joy.

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