Sorties cinéma au Japon : semaine du 29 février au 6 mars 2016

Semaine peu chargée cette fois-ci, neuf longs-métrages sortent sur les écrans japonais ce week-end du 05 mars. Beaucoup de films indépendants mais également des films plus attendus tel que le nouvel opus animé du petit chat bleu Doraemon the movie: Nobita and the birth of Japan. Sailor suit and machine gun: graduation et Where Florence sleeps, respectivement une action-comedy et un thriller peuvent attirer les foules tout comme la comédie romantique Cherry blossom memories. Des courts-métrages sont également à l’honneur, histoire de souligner les futurs cinéastes en herbe sous l’égide de l’Agence des Affaires culturelles. Le cinéma n’est pas ou peu soutenu par l’état au Japon mais manifestement il existe quelques exceptions. De même que parfois l’art contemporain s’invite dans grand écran avec un film tel que Sarome no musume anazasaido in progress de l’artiste Kei Shichiri.

Boku ga inochi o itadaita 3 kakan (2016, Risa Kudo) affiche japonaiseBoku ga inochi o itadaita 3 kakan (2016, Risa Kudô) affiche japonaise

Samedi 05 mars:
Boku ga inochi o itadaita 3 kakan (2016, Risa Kudô)
Yusuke, un jeune lycéen au mode de vie très urbain, se rend en vacances chez ses grands-parents qui tiennent une ferme loin dans la montagne. L’occasion pour lui de découvrir la vie loin de la ville. Fumi et Genzo, les grands-parents font tout pour que leur petit-fils se sente bien. Comme son père avant lui, Yusuke profite des fruits et des légumes que le couple cultive ainsi que des traditions que les deux personnes âgées souhaitent transmettre à leur descendant. La vie à la campagne est certes parfois frustrante mais elle est aussi riche d’enseignement. Rita Kudô change ici radicalement de casquette. La charmante actrice, que l’on a pu croiser dans des films tels que Sleeping flower (2005, Kensaku Kakinomoto), Love letter so-renka (2006, Masato Tanno) ou encore High school Rika: zombie hunter (Saikyo heiki joshikosei: Rika – zonbi hantâ vs saikyo zonbi gurorian, 2008,, Kenichi Fujiwara) signe à la fois la réalisation mais aussi la photographie du film.

Cherry blossom memories (2015, Atsushi Ueda) affiche japonaiseCherry blossom memories (2015, Atsushi Ueda) affiche japonaise

Cherry blossom memories (Sakura no ame, 2015, Atsushi Ueda)
Miku est une jeune lycéenne très timide. Membre du club de chant, elle en pince pour Haru, le président du club. Alors que leur professeur Meiko leur annonce son prochain départ de l’établissement, son dernier souhait serait de gagner le concours de chant inter-lycées. Alors que les élèves vivent leurs vies d’adolescents, le petit groupe de chant va se retrousser les manches pour réaliser la meilleure performance possible au concours. Mais la chanson choisie, Sakura no ame (la pluie de fleurs de cerisers) est parmi la plus difficile à interpréter. Cherry blossom memories est la seconde réalisation de Atsushi Ueda après School girl’s gestation (Ryûgû no tsukai) en 2014. Le film est distribué par AMG Entertainment.

Doraemon the movie - Nobita and the birth of Japan (2016, Shinnosuke Yakuwa) affiche japonaiseDoraemon the movie: Nobita and the birth of Japan (2016, Shinnosuke Yakuwa) affiche japonaise

Doraemon the movie: Nobita and the birth of Japan (Doraemon shin Nobita no nippon tanjô, 2016, Shinnosuke Yakuwa)
Nobita en a assez d’être montré du doigt à l’école, d’être moqué et constamment rabaissé. A la maison non plus les choses ne sont pas roses. L’enfant, accompagné de Gian, Shizuka et Suneo, décide de fuguer. Avec Doraemon, le petit chat bleu venant du futur, la petite bande voyage à travers le temps, il y a 70 000 ans. Les enfants vont alors croiser celles et ceux qui ont vu naître le tout début du Japon avec ses mythes et ses créatures mythologiques. Trente-sixième film d’animation de la franchise Doraemon, il s’agit ici d’un remake d’un film réalisé en 1989. Shinnosuke Yakuwa, le réalisateur de cette nouvelle version, avait déjà participé à la conception de Doraemon: new Nobita’s great demon-Peko and the exploration party of five (Eiga Doraemon shin Nobita no daimakyo – Peko to 5-nin no takentai) en 2014. La franchise connaît un succès qui ne se dément pas auprès des enfants japonais. Le film est distribué par la Tôhô.

Fukushû shitai (2016, Atsushi Muroka) affiche japonaiseFukushû shitai (2016, Atsushi Muroka) affiche japonaise

Fukushû shitai (2016, Atsushi Muroka)
Dans un futur proche, le gouvernement organise un survival game où s’affrontent criminels et leurs victimes. Yasuyuki, un jeune homme bien sous tout rapport va se transformer en machine à tuer lorsqu’il apprend que le meurtrier de sa femme sera l’un des protagonistes du macabre jeu. Ils seront lâchés, avec quelques autres, au milieu d’une île isolée. Pour se faire justice, Yasuyuki devra faire preuve de ruse et de courage pour faire face à l’homme endurci qui a poignardé son épouse. Le film est l’adaptation d’un roman de Yusuke Yamada et offre à l’acteur Masaru Mizuno, tout droit sorti d’un groupe d’idols masculins, un nouveau rôle après Klevani: ai no tunnel (2014, Akiyoshi Imazeki) et Samuraï rock (2015, Ryô Nakajima).

Girl of the sea (2016, Ryûgo Nakamura) affiche japonaiseGirl of the sea (2016, Ryûgo Nakamura) affiche japonaise

Girl of the sea (Ningyo ni aeru hi., 2016, Ryûgo Nakamura)
Sur l’île d’Okinawa les tensions se sont accrues ces dernières années suite à des violences perpétrées par des soldats américains sur des citoyens japonais. Le projet de délocaliser la base aérienne de Futenna vers la ville de Nago. De nombreux locaux se prononcent contre cette délocalisation et la présence américaine est toujours très mal perçue par l’ensemble des habitants de l’île. Girl of the sea est le second long-métrage de Ryûgo Nakamura après The catcher on the shore (Yani no bôken) en 2010. Le cinéaste avait alors fait sensation au Japon parce qu’il n’était âgé à l’époque que de treize ans! Originaire de l’île, Ryûgo Nakamura souhaite à travers ses films donner la place qu’il revient à Okinawa, une île totalement décentrée au climat particulière ensoleillé. Loin de la métropoles, les habitants se sentent quelque peu délaissés par le gouvernement très centralisé de Tokyo.

Hoshigaoka wonderland (2015, Show Yanagisawa) affiche japonaiseHoshigaoka wonderland (2015, Show Yanagisawa) affiche japonaise

Hoshigaoka wonderland (Hoshigaoka wandarando, 2015, Show Yanagisawa)
Atsuto travaille au département des objets trouvés à la gare de Hoshigaoka. Très tôt abandonné par sa mère, le jeune homme fait comme il peut pour trouver sa place. Chaque jour il imagine l’histoire des objets perdus qui passent entre ses mains. Mais un jour il apprend que sa mère s’est suicidée. Sa vie va s’en trouver bouleversée et en s’ouvrant davantage aux autres il va bientôt découvrir le lieu que l’on surnomme « wonderland ». Le film fut présenté en septembre 2015 au Montréal World Film Festival, c’est le premier long-métrage du cinéaste Show Yanagisawa. Le film est distribué au Japon par Phantom Film.

Sailor suit and machine gun - graduation (2016, Kôji Maeda) affiche japonaiseSailor suit and machine gun: graduation (2016, Kôji Maeda) affiche japonaise

Sailor suit and machine gun: graduation (Sêrâ-fuku to kikanjû – sotsugyô, 2016, Kôji Maeda)
Izumi est en dernière année de lycée. Sa jolie frimousse cache pourtant un passé trouble. Elle fut la meneuse d’un groupe de yakuzas formé pour venger la mort de son oncle. Passée maître dans l’utilisation de la mitraillette pour l’occasion, la lycéenne s’est depuis rangée de cette vie de violence. Partageant son temps entre les cours et son job dans un café, Izumi devra néanmoins faire face à une situation dangereuse. Heureusement sa mitraillette n’est pas bien loin. Film de gangsters à la sauce féminine, il est la suite d’un long-métrage bien plus ancien, Sailor suit and machine gun (Sêrâ-fuku to kikanjû) réalisé en 1981 par Shinji Sômai. Ce film avait connu un tel succès au Japon que trois séries télévisées furent même tournées en 1982, 1986 et 2006. Le film original, une satire du monde des yakuzas, laisse place ici à un film d’action nettement moins ironique. Le film est l’adaptation d’un des nombreux romans de Jirô Akagawa et est distribué au Japon par Kadokawa Pictures.

Sarome no musume anazasaido in progress (2016, Kei Shichiri) affiche japonaiseSarome no musume anazasaido in progress (2016, Kei Shichiri) affiche japonaise

Sarome no musume anazasaido in progress (2016, Kei Shichiri)
Kei Shichiri est un réalisateur de films expérimentaux reconnu. Ici le film tourne autour du motif de « Salomé » celle qui par envoûtement obtint la tête de Jean-Baptiste selon les Evangiles. Après What we do is secret (2004), My easy going sister (Nonki wa neesan, 2004), Before the day breaks (2007) puis Marriage ring (Marijji ringu, 2007), Kei Shichiki bénéficie cette fois-ci encore d’une distribution en salle.

Where Florence sleeps (2016, Katsutô et Kenji Kobayashi) affiche japonaiseWhere Florence sleeps (2016, Katsuto et Kenji Kobayashi) affiche japonaise

Where Florence sleeps (Furôrensu ha nemuru, 2016, Katsuto Kobayashi et Kenji Kobayashi)
Le Florence est un diamant d’une grande valeur. Il est en possession d’une compagnie chimique dirigée par une famille ancienne et très puissante. Un jour le président de la compagnie est kidnappé. Le prix de la rançon est le fameux diamant. La famille refuse pourtant de céder le diamant quand bien même le ravisseur commence à torturer sa victime. De lourds secrets se cachent derrière ce diamant, la police tente de démêler ces mystères. Polar réalisé par deux frères, Where Florence sleeps est leur seconde réalisation après 369 no metoshiera – kiseki no tomira en 2011. Le film est distribué par Jungle Walk.

Chichi to kekkon (2016, Momoko Fukuda) affiche japonaiseChichi to kekkon (2016, Momoko Fukuda) affiche japonaise

Hana kujira chichi (2016, Takahiro Horie) affiche japonaiseHana kujira chichi (2016, Takahiro Horie) affiche japonaise

Quatre jeunes cinéastes ont également eu la chance de voir leur projet financé par l’Agence des affaires culturelles. Quatre cinéastes pour quatre courts-métrages pour lancer une nouvelle génération regroupant les films suivants: Chichi no kekkon de Momoko Fukuda, Hana kujira chichi de Takahiro Horie, Koware hajime teru, heiheihei de Takuma Sato et enfin Tsumi to basu de Yusuke Fujî. Chichi no kekkon est une comédie de mœurs où une jeune femme revient dans sa ville natal pour revoir son père, veuf depuis quelques années. Ce dernier projette de se remarier mais la surprise est grande quand sa fille découvre qu’il compte bien être l’épouse dans cette nouvelle union! Hana kujira chichi suit la trajectoire d’un homme qui abandonne femme et enfant pour devenir un sans domicile fixe. Dès années plus tard, il revoit sa fille, devenue catcheuse professionnelle et s’apprête à se marier. Koware hajime teru, heiheihei conte l’histoire d’un homme d’affaires prêt à violenter les hommes qui s’approchent trop prêt de celle qu’il aime, une vendeuse dans une petite épicerie. Tsumi to basu se concentre sur un vendeur de voitures d’occasion qui, chassé de sa maison par sa femme, est obligé de squatter l’appartement de son frère. Les deux hommes vont très vite faire la connaissance d’une femme un peu mystérieuse à la recherche de son petit amis disparus. Chaque court-métrage a le droit à son affiche individuelle.

Koware hajime teru, heiheihei (2016, Takuma Sato) affiche japonaiseKoware hajime teru, heiheihei (2016, Takuma Sato ) affiche japonaise

Tsumi to basu (2016, Yusuke Fuji) affiche japonaiseTsumi to basu (2016, Yusuke Fujî) affiche japonaise

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