Sorties cinéma au Japon: semaine du 3 au 9 juin 2013

Nouveaux films japonais sortis sur les écrans nippons dans la semaine du 3 au 9 juin. Pas moins de onze titres qui raviront autant les amateurs de belles histoires du quotidien que les aficionados de l’horreur gore en passant par les nostalgiques de la chanteuse et actrice Hibari Misora à travers un documentaire qui lui est consacré. Certains films connaîtront les honneurs d’un festival ici ou là, d’autres titres par contre nous resteront probablement inaccessibles en France. Les sorties cinéma de cette semaine démontrent à quel point le cinéma japonais contemporain est à la fois varié dans ses formes mais également dans ses contenus. Un constat qui malheureusement échappe à notre vision occidentale du cinéma japonais, conséquence directe d’un manque d’accès à l’ensemble de ces films.

samedi 8 juin:
Fruits of faith/ Miracle apples (Kiseki no ringo, 2013, Yoshihiro Nakamura)
Tiré du roman de Takuji Ishikawa, Fruits of faith raconte l’histoire vraie d’un fermier cultivateur de pommes qui recherche par tous les moyens à faire pousser ses fruits sans l’utilisation de pesticides, produits chimiques auxquelles sa femme est dangereusement allergique. Yoshihiro Nakamura enchaîne ses dernières années des films notables tels que The foreign duck, the native duck and God in a coin locker (Ahiru to kamo no koin rokkâ, 2007), Fish story (Fisshu sutôri, 2009) ou encore Strawberry night (Sutoroberii naito) et See you tomorrow, everyone (Minasan, sayonara) en 2013.

It’s a beautiful day (Kuso tsubarashii kono sekai, 2013, Kayoko Asakura)
Premier film de la cinéaste Kayoko Asakura, l’action se passe à Los Angeles où un étudiant d’échange de nationalité coréenne tente d’intégrer un groupe d’étudiant japonais sur un campus aux abords de la ville californienne. L’horreur débarque soudain lorsqu’une famille de voleurs et de meurtriers s’intéresse aux jeunes étudiants étrangers…

Blindly in love (Hakoiri musuko no koi, 2013, Masahide Ichii)
Blindly in love est une comédie romantique décalée qui met en scène le personnage de Kentaro, un trentenaire asocial qui vit encore avec ses parents. Mais lorsque ces derniers vont organiser un entretien avec une femme afin d’aboutir à un mariage arrangé, les choses vont vite déraper. Kentaro, qui tombe amoureux de la demoiselle au premier coup d’oeil va avoir beaucoup de mal à gérer ce sentiment nouveau pour lui quand, d’un autre côté, l’épousé révée ne semble pas aussi prête à quitter ses propres parents… Blindly in love est le seconde film de Masahide Ichii après Mubôbi en 2008.

The yakuza wives NEO (Gokudo no tsuma-tachi NEO, 2013, Hideyuki Katsuki)
Onzième opus de la série des Femmes de yakuzas entamée par Hideo Gosha en 1986, The yakuza wives NEO est réalisé par Hideyuki Katsuki, peu connu sinon pour avoir réalisé You dance with the summer (Kimi ga odoru natsu, 2010) et The love leading to tomorrow (Ashita ni kakeru ai, 2011). L’histoire reprend le sempiternel affrontement de deux parrains de la mafia japonaise pour l’honneur de leur épouse respective.

Hal (Haru, 2013, Ryôtarô Makihara)
Hal marque la première réalisation de Ryôtarô Makihara dans le domaine du long-métrage. L’animateur a cependant déjà une belle carrière derrière lui notamment avec la réalisation d’épisodes de séries animées telles que Monster en 2004 ou encore Le chevalier d’Eon en 2006. Plus récemment il fut l’un des animateurs clés de Fullmetal alchemist – le film : conqueror of Shambala (Gekijô-ban hagane no renkinjutsushi: Shanbara wo yuku mono, 2005, Seiji Mizushima) ou encore Colorful (Karafuru, 2010, Keiichi Hara). L’affiche seule présage le meilleur pour ce long-métrage qui, nous l’espérons, fasse son chemin vers les festivals européens.

A pale woman (Sôhaku-sha, 2013, Takuaki Tsunemoto)
L’histoire d’une femme coréenne qui voyage jusqu’au Japon pour sauver l’homme qu’elle aime pour découvrir que sa propre mère n’est pas étrangère à sa disparition dans les limbes de la criminalité. Pour cela elle est prête à échafauder les plans les plus risqués. Première réalisation de Takuaki Tsunemoto, A pale woman met en scène l’actrice coréenne Kim Kkobbi (City of violence, Ashamed), dont c’est ici le second film japonais avec It’s a beautiful day de Kayoko Asakura dont nous parlions plus haut.

The star Hibari Misora (Za sutâ Misora Hibari, 2013, Toru Uehara)
Dance earth beat strip (2013, Tetsuya Sato)
Documentaire qui suit les pas du groupe de danse Exile à travers le monde, notamment en Tanzanie, au Kenya, en Espagne mais aussi au Bali, en Jamaïque et aux USA, Dance earth beat strip met en scène tout à la fois des rencontres improbables avec des peuples reculés mais aussi le langage des corps dans les paysages urbains les plus modernes. La danse, pratique universelle, est ici exposée dans ce qu’elle a de plus ancien et de plus récent, à la fois pour en souligner les différences mais surtout les similitudes.

Râmen yori taisetsu na mono – higashiikebukuro daishôken 50-nen no himitsu (2013, Takashi Innami)
Documentaire sur un restaurant connu de Tôkyô tenu par Kazuo Yamagishi, Râmen yori taisetsu na mono nous explique comment le chef cuistot, à ses heures perdues joueur d’harmonica, a eu l’idée de servir à ses clients ses râmen en séparant les nouilles de la sauce! De quoi ouvrir les appétits…

Rape zombie: lust of the dead 2 (Reipu zonbi 2 lust of the dead, 2013, Naoyuki Tomomatsu)
Rape zombie: lust of the dead 3 (Reipu zonbi 3 lust of the dead, 2013, Naoyuki Tomomatsu)
La quasi totalité de la gente masculine ayant été transformée en zombies, les femmes  doivent dorénavant s’organiser pour assurer leur survie. A coup de gunfights et de coupes claires dans les chairs, ces dernières auront fort à faire pour décimer les zombies libidineux… Remontage cinéma des deuxième et troisième opus vidéo de Rape zombie: lust of the dead, le film n’est qu’une resucée des films de George A. Romero accompagné d’un zest d’érotisme proprement nippon. Nous ne pouvions nous attendre à guère plus de la part de Naoyuki Tomomatsu, réalisateur de Vampire girl vs. Frankenstein girl (Kyûketsu shôjo tai shôjo furanken, 2009).

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