Sushi girl (2012, Kern Saxton)

Fish, un ex-bandit, sort de prison après six années passées derrières les barreaux pour vol de diamants. Pourtant ses quatre compères de vol, Duke, Francis, Max et Crow n’en ont pas fini avec lui. Dans leur cavalcade pour échapper aux flics, Fish fut le dernier à transporter le sac de diamants, lesquels ont mystérieusement disparus dans la fuite. Duke, le maître des opérations convoque alors un dîner particulier autour du groupe pour fêter la libération de Fish. Un assortiment de sushis frais leur est servi sur le corps nu d’une magnifique femme. Si ce dîner s’annonce sous les meilleurs hospices gustatifs, il va pourtant très vite tourner au cauchemar…

Sushi girl (2012, Kern Saxton) affiche japonaise

Film américain indépendant tourné pour moins d’un million de dollars, Sushi girl se place dans la lignée des film de Tarantino avec ce brin de folie en moins si caractéristique du cinéaste cinéphage. Certes le film allonge ses petites facéties nippones (sushis servis sur un corps nus d’une femme objet, masque de théâtre nô comme théâtralisation du vol de diamant, apparition de la guest star Sonny Chiba en top chef cabotin) mais le compte n’y est pas vraiment. Ce n’est pas un hasard que le film, sorti en Russie, au Japon puis enfin aux USA de façon limitée, fût le mois d’après directement servi sur les étalages vidéos…

Petite consolation pour le geek de cinéma, le film redonne du crédit à quelques acteurs franchement oubliés depuis quelques années: Tony Todd dans le rôle du Duke (Candyman et sa suite, depuis le bonhomme galère dans les séries TV comme Les feux de l’amour en 2013!), Mark Hamill (oui oui c’est bien lui notre Luke Skywalker préféré, qui enchaîne lui aussi séries TV et voix pour jeux vidéo, son dernier rôle notable au cinéma remonte à 1995 dans Le village des damnés de John Carpenter, il a pris depuis un poids non négligeable), Danny Trejo (le seul à s’en sortir, fidèle de Tarantino et Rodriguez depuis El mariachi en continuant jusqu’à Machette et en passant par Une nuit en enfer, qui ne cesse d’enfiler les films d’exploitation avec sa gueule d’ange mexicain)  ou enfin Michael Biehn (le sauveur de Sarrah Connor dans Terminator de James Cameron ou encore le lieutenant paranoïaque Coffey dans Abyss du même cinéaste, depuis il n’a cessé d’enchaîner les seconds rôles oubliables si ce n’est une apparition dans Planète terreur de Robert Rodriguez).

Et alors quid de Sonny Chiba me direz-vous? Et bien le coquin en fait un minimum pour un rôle d’apparition en chef cuistot japonais qui prépare le fugu, ce fameux poisson mortel s’il est mal préparé à la consommation. Ce film néanmoins ne nous propose pas grand chose de consistant à nous mettre dans la bouche justement, nous aurions rêvé d’une belle japonaise comme plateau repas, non pas que la belle Cortney Palm démérite par ses superbes courbes, mais disons que les références japonaises, le culinaire et le théâtrale, sont traitées de façon trop superficielles pour satisfaire davantage un film hormoné avec torture tapageuse à la clef. Une série B américaine sympa sans pour autant jouer suffisamment du katana, le tout en évitant au moins la version doublée française tout simplement horrible…

Par David A.

SUSHI GIRL
(Sushi girl)
Un film de Kern Saxton
Scénario: Destin Pfafff et Kern Saxton
Directeur de la photographie: Aaron Meister
Montage: Kern Saxton
Musique: Fritz Myers
Production: Neal Fischer, Destin Pfaff, Kern Saxton, Suren M. Seron
Compagnie de production: Assembly Line

Avec Tony Todd, Noah Hathaway, James Duval, Andy Mckenzie, Mark Hamill, Cortney Palm, Sonny Chiba, David Dastmalchian, Michael Biehn, Danny Trejo

Genre: thriller, action
Durée: 1h38
Pays: USA
Année: 2012
Date de sortie américaine: 4 janvier 2013
Date de sortie japonaise: 22 décembre 2012
Date de sortie française: pas de sortie connue

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