Terracotta Far East Film Festival 2013

Du 6 au 15 juin dernier s’est déroulé à Londres la 5ème édition du Terracotta Far East Film Festival, un festival qui comme son nom l’indique est consacré au cinéma asiatique. Si l’honneur cette année est surtout revenu au cinéma indonésien et à une petite rétrospective des films de Leslie Cheung et d’Anita Mui, quelques films japonais ont néanmoins animé le festival. Du côté de la sélection du cinéma contemporain, trois films au programme: The story of Yonosuke (Yokomichi Yonosuke, 2012) de Shûichi Okita, See you tomorrow, everyone (Minasan, sayonara, 2012) de Yoshihiro Nakamura et enfin The land of hope (Kibô no kuni, 2012) de Shion Sono, sorti il y a peu sur les écrans français. Shûichi Okita n’est pas connu en France, il a pourtant réalisé son premier film en 2009, The chef of South Polar (Nankyoku ryôrinin), sorte de comédie culinaire au cercle polaire, puis en 2011, The woodsman and the rain (Kitsutsuki to ame). Yoshihiro Nakamura n’est pas davantage reconnu dans nos contrées si ce n’est par son travail de scénariste sur Dark Water de Hideo Nakata en 2002. Cinéaste productif, il a réalisé près de dix sept films en quelques années dont The booth (Bûsu, 2005), Fish story (Fisshu sutôri, 2009) ou encore The boy and his samurai (Chonmage purin, 2010).

The story of Yonosuke (2012, Shûichi Okita) affiche originale japonaise

Dans la section horreur, trois films japonais sont également programmés. Un fleuron du genre tout d’abord avec Histoire de fantômes japonais (Tôkaido Yotsuya kaidan) réalisé par Nobuo Nakagawa en 1959 puis deux films plus récents, Henge de Hajime Ohata, projeté l’année dernière à L’Etrange Festival, et Zomvideo (Zonbideo) de Kenji Murakami, comédie horrifique datant de 2011. Le classicisme d’Histoire de fantômes japonais tranche nettement avec le manque de moyen de Henge et la surenchère sanguinaire de Zomvideo, mais ces deux derniers films sont assez représentatifs du cinéma d’horreur japonais de ces dernières années, davantage tourné vers un cinéma bricolé sans véritable ambition. Le Terracotta Far East Film Festival n’est certes pas un grand festival mais il permet néanmoins aux Londoniens de goûter à quelques saveurs du cinéma asiatique contemporain.

Zomvideo (2011, Kenji Murakami) affiche originale japonaise

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